En pleine crise, les Français remboursent bien leur dette

En cette période de crise, les Français font des efforts pour rembourser leur dette en puisant dans leurs économies et en arbitrant leurs dépenses. Mais pas seulement. 77 % estiment que leur pouvoir d'achats va encore baisser en 2013 (étude du Figaro du 22 avril 2013).

Ils s'apprêtent à changer leurs habitudes de consommation, notamment pour faire plus d'économies.

Depuis septembre 2010, le Contentia Recovery Index, élaboré en partenariat avec l’Université de Lille I, propose un complément d’information sur la situation économique en France en analysant la capacité des ménages français à rembourser leurs dettes
100,6 le trimestre dernier, 99,6 pour le trimestre d’avril à juin 2013. Après avoir baissé régulièrement depuis son lancement en septembre 2010, l’indice Contentia Recovery Index (CRI®) remonte depuis mi-2012 pour se maintenir aujourd’hui à son plus haut historique. Une situation qui peut étonner et qui s’explique par la volonté des Français de se désendetter plus rapidement...

Globalement, qu’est-ce que cela signifie d’un point de vue économique ?

Tout simplement que les Français font des efforts pour rembourser leurs dettes. Pour y parvenir, ils puisent dans leurs économies et arbitrent leurs dépenses. Mais pas seulement. 77 % des Français estiment que leur pouvoir d’achat va encore baisser en 2013 (le Figaro, 22 avril 2013) et s’apprêtent à changer leurs habitudes de consommation, notamment pour faire plus d’économies. Conséquence directe : ils hésitent à emprunter et ne s’endettent que pour les projets durables. Le moindre recours à l’endettement a logiquement un impact sur le montant moyen des impayés...
En parallèle, le taux de détention des crédits par les ménages a baissé en 2012 comme l’indique l’Observatoire des crédits aux ménages (2013). Une situation qui s’explique par deux phénomènes : d’une part, les Français arbitrent leurs dépenses et diminuent leurs emprunts et d’autre part, selon la même étude, les établissements de crédits consommation prêtent moins. Conséquence, les Français peuvent donc moins emprunter.
Ces tendances, déjà visibles le trimestre dernier, se traduisent par un CRI® qui maintient son retour à son plus haut niveau historique.

Le CRI® est composé de neuf critères :
4 d’entre eux sont des « dettes moyennes » c’est-à-dire les montants moyens des impayés, et cela dans quatre secteurs d’activité: la téléphonie, le crédit Conso, l’assurance et l’énergie.
Secteurs très représentatifs des dépenses des Français. Figurent également une donnée sur la capacité mensuelle moyenne de remboursement des débiteurs, d’autres données sur le crédit conso et des données externes « publiques » liées au surendettement.
L’indice a été mis en place en septembre 2010 sur une base 100 représentant l’activité moyenne des différents critères sur la période octobre 2009 – septembre 2010.

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