2014: une année boursière contrastée

L'année 2014 aura été marquée par des performances contrastées. Fin décembre, l’indice Dow Jones a franchi le seuil des 18.000 points pour la première fois de son histoire. Démontrant ainsi au monde entier la vigueur de la Bourse américaine et de ses entreprises. En totale opposition avec les places européennes, plutôt timorées l’an passé.

2014 vient de se clore pour laisser place à une nouvelle année riche en promesses. Pas facile de résumer le dernier millésime, tant il a réservé des surprises pour le moins déstabilisantes. Si la baisse continue des taux d'intérêt au rythme de la morosité économique des pays de la zone euro était à prévoir, que dire au contraire de la chute brutale et sans appel des cours du pétrole ! Sans crier gare, il est ainsi descendu aux alentours de 50 dollars le baril (après avoir culminé à plus de 120 dollars en 2008). Une aubaine pour les consommateurs qui vont pouvoir payer moins cher leur essence.Mais l'économie mondiale va-t-elle résister à cette nouvelle donne, alors que l'Arabie Saoudite vient de déclarer la guerre aux Etats-Unis en indiquant qu'elle n'envisageait absolument pas de réduire sa production quitte à voir le prix de l'or noir descendre jusqu'à 20 dollars...2014 a quand même permis aux principaux indices boursiers mondiaux, y compris ceux des pays émergents, malmenés ces dernières années, de reprendre du poil de la bête. Notre vieille Europe, quoique poussive, a, elle aussi, réussi à s'inscrire dans le vert au rythme des nombreuses introductions en Bourse et fusions acquisitions initiées par les grandes entreprises. De quoi redonner confiance aux investisseurs qui ont repris goût aux emplettes.Reste à savoir s'ils conservent de l'appétit et si les gérants de fonds vont avoir du grain à moudre cette année. Face à l'incroyable dynamisme des acteurs américains, manifestement insatiables, il n'y a pas de raison que les investisseurs ne trouvent pas d'idée intéressante d'investissement. Même si les rythmes de croissance économiques ne sont pas au diapason, les opportunités demeurent toujours aussi nombreuses. Il faudra surtout se fixer des limites et piocher là où les perspectives sont les plus prometteuses.

En 2014, c'est indéniablement du côté des valeurs nord américaines et des technologiques qu'il fallait orienter son épargne. En 2015, l'Europe aura sans doute son mot à dire au regard de la solidité de ses fleurons et de leur sous-valorisation par rapport à leurs pairs. 

Zone euro