Le conseiller en gestion de patrimoine, une espèce en voie de disparition ?

Les professionnels des finances personnelles dont "la technicité de l'ingénierie patrimoniale reste modérée" sont les plus menacés par les acteurs du digital, selon Xerfi.

Après les robo-advisors, ces sites Internet proposant une gestion de portefeuille  automatisée, c'est maintenant au tour des plateformes mêlant agrégation de données patrimoniales – type PFM (Personal Finance Management) comme Bankin, Budgea ou Linxeo –  et outils automatisés de gestion de venir gratter les acteurs traditionnels de la gestion de patrimoine là où ça ne les démange pas.

C'est l'un des principaux enseignements de la récente étude "La gestion de patrimoine à l'ère du digital", publiée par Xerfi. "Si les technologies ne sont pas encore totalement mûres quant aux outils intelligents susceptibles d'être mis à disposition des conseillers, tempèrent les auteurs, nul doute que la recherche avance. En attestent les ambitions d'une des dernières venues parmi les FinTech : Grisbee".

La proposition de valeur de cette dernière, en phase de bêta-test, va en effet au-delà de la seule automatisation des allocations d'actifs, avec des préconisations de diversification et de défiscalisation. "Ces nouveaux modèles digitaux disruptifs constituent une menace bien réelle pour certains acteurs en tête desquels ceux positionnés auprès des mass affluent où la technicité de l'ingénierie patrimoniale reste modérée et limitée à des allocations simples de produits (immobilier, assurance-vie en tête)", prévient notre partenaire. Et de se faire encore plus explicite plus loin dans l'étude : "Si les services de family office sont épargnés par cette concurrence, les autres métiers en revanche sont face à une menace bien réelle". Comme le montre le graphique ci-dessous, les CGPI (conseillers en gestion de patrimoine indépendant) en font partie.

Schéma issu de l'étude Xerfi "La gestion de patrimoine à l'ère du digital". © Precepta

Il ne tient cependant qu'aux acteurs traditionnels de transformer cette menace en opportunité, rassurent les experts Xerfi. Ils peuvent notamment se servir des outils digitaux pour réduire les coûts à moyen terme liés aux évolutions de la réglementation (reporting, devoir d'information), avance le cabinet d'analyses.

 

Source

L'étude "La gestion de patrimoine à l'ère du digital" est publiée par Xerfi, éditeur indépendant d'études économiques sectorielles.

 

 

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