Les matières premières dépendent trop de la mondialisation

le coton a souffert au premier trimestre 2013.
Le coton a souffert au premier trimestre 2013. © JDN

Tout comme l'or, les matières premières font fantasmer les investisseurs depuis 2009. Car qui dit explosion de la consommation intérieure dans les BRIC, dit en théorie explosion des cours des matières premières. Le problème c'est que l'équation n'est pas exactement celle-là. Le principal paramètre à prendre en compte est la capacité des BRIC à s'offrir ces matières premières. Si le commerce mondial ralentit, non seulement la demande générale en matière première sera réduite mais surtout les émergents seront fortement touchés par la baisse de leurs revenus et opèreront un choix drastique dans leur consommation de matières premières.

L'investissement est d'autant plus risqué que l'ensemble des matières premières évolue par des baisses aussi fortes que les hausses. Exemple du pétrole en 2008 ou encore du coton : entre avril et juillet 2012 il a encore perdu près de 20% en quelques jours.