9 valeurs d'Europe du Sud sur lesquelles miser en bourse

Valeurs Europe du Sud Les économies des PIIGS se redressent et avec elles des entreprises refont surface. Il est temps d'en profiter.

Les pestiférés d'hier sont revenus en grâce. Clouées au pilori pour avoir menacé l'existence même de la zone euro, les pays dits périphériques ou PIIGS (Portugal Italie Irlande Grèce Espagne) retrouvent les faveurs des marchés financiers. 

Les salles de marché misent sur certaines valeurs qui ont entamé un joli rebond depuis un peu plus d'un an

Certes, il leur reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant que leur situation économique et financière ne soit complètement assainie. Mais cela n'empêche nullement les salles de marché de revenir et de miser sur leurs places financières et sur certaines de leurs valeurs, qui ont entamé un fort joli rebond depuis un peu plus d'un an. Le JDN a sélectionné pour vous dix entreprises cotées de ces pays sur lesquelles l'investisseur peut encore tenter un retour ou un achat.

Inditex

Le géant de la mode à petits prix Inditex demeure une valeur sûre parmi les entreprises européennes. Cette société espagnole qui opère l'enseigne Zara réalise une très grande part de ses facturations outre-Pyrénées. Et n'a pas vraiment connu la crise. Elle devrait également profiter d'un regain de la consommation dans la péninsule ibérique, et continuer de profiter de coûts salariaux bas en raison de la localisation de ses usines dans des pays low cost. A un peu plus de 117 euros, Inditex valorise plus de 27 fois les bénéfices attendus cette année. Le cours, un peu cher, devrait continuer de s'apprécier. Achat sur repli jusqu'à 120 euros.

Telefonica

L'opérateur télécoms espagnol Telefonica dégage de beaux ratios de rentabilité, bien qu'il opère sur un marché aussi concurrentiel que celui de ses voisins européens : l'exploitation dégage ainsi un résultat de 9,45 milliards d'euros pour un chiffre d'affaires 2013 de 57,06 milliards. Le groupe est également présent dans certains pays d'Amérique du Sud, où la croissance est plus élevée. Cotant environ 12,81 euros, et bien qu'elle se soit appréciée de plus de 21% depuis le début de l'année, la valeur capitalise 14 fois les résultats prévus pour 2014. Ce qui la rend plutôt bon marché. Achat sur repli vers 12 euros.

Abengoa

Le groupe d'ingénierie Abengoa, spécialiste des infrastructures industrielles, télécoms, énergétiques, etc., reflète bien le redressement compétitif de l'Espagne. L'an dernier, ses facturations se sont établies à 7,78 milliards d'euros et son résultat d'exploitation à 775 millions. Les marchés plébiscitent cette entreprise détenue à majorité par une coopérative : le titre s'est apprécié de près de 98% depuis le début de l'année. Ce qui le rend plutôt cher : il capitalise 34 fois les bénéfices attendus cette année. Achat sur repli.

Enel

L'électricien italien Enel fait presque figure de valeur sûre, en raison de la stabilité de son activité d'électricien, dans une cote italienne qui affiche de belles entreprises souvent sous-évaluées. Si Enel peut être considéré comme un poids lourd au vu de son chiffre d'affaires (82 milliards), sa rentabilité en fait un poids plume : 880 millions d'euros de résultat seulement. La faute à un endettement qui commence à peser sur les marges. Les investisseurs misent sur cette valeur bon marché, au PER sous les 14 et qui affiche un gain de plus de 40% depuis le début de l'année. Achat jusqu'à 5 euros

Fiat

Le constructeur auto italien Fiat affiche une belle décote en comparaison des autres constructeurs même plus mal en point que lui. Avec un cours à 7,29 euros, le groupe se négocie autour de quinze fois les bénéfices attendus cette année. La valorisation ne tient pas compte de l'effet restructurations dont Fiat pourrait bénéficier s'il décide de prendre le contrôle de l'américain Chrysler, avec qui il a noué des liens très étroits. Les marchés ne s'y sont pas trompés : ils reviennent sur le titre qui a progressé de près de 30% depuis le début de 2014. Conserver avec quelques achats sur repli vers 7 euros.

Finmeccanica

L'équipementier aéronautique Finmeccanica, présent sur des marchés civils et militaires, est détenu pour un peu plus de 30% par l'état italien. De son côté, la Lybie possède encore 2% de son capital. Ces deux actionnaires pourraient se défaire de tout ou partie de leur participation. La direction a été renouvelée pour remettre Finmeccanica sur les rails. L'entreprise a perdu plus de 800 millions d'euros l'an dernier. Les marchés tablent donc sur une "recovery". Cette remontée a déjà commencé : l'action a pris près de 20% depuis le début de l'année. Et se négocie seulement treize fois les bénéfices attendus en 2014. Achat jusqu'à 6,80 euros.

crh construction
La Sky Tower Wroclaw, l'un des chantiers de CRH Construction © CRH Construction
CRH Construction

Le groupe irlandais CRH Construction présente un profil très intéressant. Il y a d'abord son potentiel de développement en Irlande, avec le retour progressif vers une meilleure conjoncture. Surtout, CRH Construction a su développer des relations commerciales très fortes aux Etats-Unis, terre d'élection de nombreux Irlandais, qui lui procurent plus de la moitié de ses revenus 2013 de 18,03 milliards d'euros. Le cours actuel de 20,77 euros valorise près de 24 fois les bénéfices attendus cette année. Ce qui rend le titre un peu cher, malgré ses promesses. Achat sous repli vers 19 euros.

Energias de Portugal

Au Portugal, ce sont les valeurs dites de service public, avec les financières, qui obtiennent les faveurs des marchés. L'énergéticien Energias de Portugal constitue un bel exemple d'entreprise sur laquelle miser pour profiter de l'amélioration de la situation économique de ce pays. Le producteur-distributeur d'électricité profite déjà du rebond de la croissance (et donc de la demande de la part des particuliers et des entreprises) sur son marché domestique. A 3,71 euros, le cours, qui s'est déjà apprécié de près de 39% depuis le début de l'année, capitalise près de 14 fois les bénéfices attendus en 2014. Achat au cours actuel.

Jeronimo Martins

Un distributeur pour jouer la remontée de la consommation au Portugal et dans la péninsule ibérique. Jeronimo Martins a un peu souffert de la conjoncture déprimée de ces dernières années dans son pays d'origine. Mais, les beaux jours étant de retour, son potentiel demeure intact, en raison d'un rattrapage nécessaire si on compare le marché portugais de la distribution à celui de ses voisins du Nord. La société de gestion Carmignac a pris un ticket de 2,6% du capital de cette valeur qui ne capitalise que 19 fois les bénéfices 2014 (pour un cours de 12,43 euros). Achat jusqu'à 20 euros.

Zara / Low cost