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| Enquête sur la cyber-élite française
: 4. Le e-désert français Par le Journal du Net (Benchmark Group) URL : http://www.journaldunet.com/dossiers/cyberelite/001026zzcyberelites4.shtml
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Vos
réactions, vos commentaires... Internet est en général
perçu comme un fantastique moyen de communication permettant de
s'affranchir des distances, tête de pont des fameuses "autoroutes
de l'information." A-t-il pour autant remis en cause le centralisme
à la française ? Pas vraiment si l'on en croit l'exploitation
des informations qui ont servi à constituer notre "carnet
des décideurs de l'Internet français".
Parmi les rares entreprenautes à ne pas avoir succombé à cet irrésistible appel de la capitale, Marc Perrin, CEO de Wine and Co, explique pourquoi il a décidé d'implanter sa société à Aix-en-Provence : "Je ne vois presque que des avantages au choix d'Aix. La qualité de vie y est incomparable et dans un contexte de tension sur certains segments du marché du travail, c'est un véritable plus offert aux futurs salariés." Originaire de la région d'Aix, Marc Perrin avait pourtant créé sa première société, Vinternet, à Paris. Le déménagement a eu lieu à l'occasion de la transformation de la société en Wine and Co: "La conséquence la plus sensible pour nous a d'abord été la baisse de moitié des loyers de nos bureaux pour un doublement de la surface disponible! Aujourd'hui sur un effectif de 50 personnes, la moitié sont originaire de Paris et sont venus nous rejoindre. Nos investisseurs Europ@web et GIP n'ont pas vu d'inconvénients à cette localisation et nos prestataires parisiens comme Broadvision nous ont souvent avoué qu'ils étaient plutôt heureux de venir travailler pour nous, particulièrement en fin de semaine (rires)." Tout n'est pourtant pas si facile
lorsqu'on choisit de faire naître sa start-up en région.
Ivan
Lorme, PDG fondateur d'Ismap est plus nuancé sur le sujet:
"Les inconvénients ne doivent pas être négligés.
Les investisseurs d'abord sont des gens très sollicités
et ils considèrent le déplacement à Marseille comme
une perte de temps. Michael Copsidas, DG de la société Leguide.com née de la fusion entre Promoselect basée à Paris et Laventis implantée à Angers, reprend en substance les mêmes arguments: "Nous avons choisi de conserver cette double implantation géographique avec des équipes administratives et informatiques à Angers et des équipes rédactionnelles et commerciales à Paris. Angers dispose d'excellentes filières de formation d'informaticiens, il n'y a pas de surenchère de salaires et le débauchage n'existe pas. Ce sont plutôt les étudiants qui se battent pour travailler dans la start-up de la région". Les frères Bouly, Bruno et Olivier, fondateurs de Qualiope qui a décroché le "Prix start-up" des Trophées de la nouvelle économie récemment remis à Marseille, ont eux aussi choisi d'avoir un pied à Paris et un pied en province. Cette opération à laquelle, s'est associé le JDNet, montre à chacune de ses éditions la richesse des initiatives locales. Mais aussi la pesanteur qu'exerce la capitale et ses très décriés First Tuesday. Marc
Refabert dirige Fromage.com, une petite structure dont on parle souvent
et qui est implantée à Tours. "Je ne vois que des avantages
au fait de ne pas être à Paris. D'abord je suis loin du microcosme
parisien ce qui m'aide à garder les pieds sur terre. C'est vrai
que nous un peu loin des centres de décision mais avec le TGV je
suis à 55 minutes du centre de Paris, je suis plus proche du Sentier
qu'un versaillais (rires). Tours est pour moi une sorte de banlieue de
Paris sans les nombreux inconvénients".
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