| Moyens de paiement
: le retour d'expérience des Echos Par le Journal du Net (Benchmark Group) URL : http://www.journaldunet.com/0301/030129echos.shtml Lancer l'impression Mercredi 29 janvier 2003
Les Echos n'ont pas attendu les difficultés du modèle gratuit pour commencer à vendre de l'information sur Internet. Le quotidien s'est engagé dans cette voie dès 1997 en suivant deux principes directeurs. "La vente en ligne d'informations ne s'improvise pas et toute réflexion sur ce sujet doit tenir compte de la vie quotidienne", insiste Philippe Jannet, directeur des éditions électroniques des Echos.
Aujourd'hui, lesEchos.fr en propose huit. D'abord la carte bancaire, qui demeure le moyen de paiement le plus utilisé, notamment pour le paiement à l'acte. Mais aussi le paiement par chèque pour les abonnements ou encore le prélèvement. Ensuite, viennent des outils plus sophistiqués comme la facturation sur le compte FAI du lecteur si celui-ci est un abonné Wanadoo (existe depuis 1997), et le compte achats, développé avec France Télécom Intelmatique, permettant à une entreprise d'ouvrir un compte de crédit virtuel dont peuvent se servir plusieurs de ses collaborateurs. Plus récemment, le journal a introduit un système de paiement par carte bancaire sans identification préalable. Baptisé "Compte les Echos", ce système permet de cumuler des achats et de les régler en une seule fois après l'émission d'une facture. "Ce système très simple, nous a permis de booster nos ventes", explique Philippe Jannet. Un paysage auquel s'ajoute un système d'audiotel décroché et AvA Kiosque Micro. A la diversité des modes de paiement répond la diversité des modes de consultation : le site en propose quatre. Les plus anciens sont le paiement à l'acte et l'abonnement. Ensuite sont venus s'ajouter le paiement à la durée et le pré-paiement (compte achats). Une variété qui s'explique à la fois par la diversité des comportements et des besoins des clients mais aussi par les objectifs du site. Fidélisation et trésorerie pour l'abonnement et recrutement pour le paiement à l'acte. "Le paiement à la durée ne concerne, lui, que la Bourse en temps réelle, car c'est le seul produit qui peut se prêter à ce mode de facturation", insiste Philippe Jannet. Un dispositif qui, s'il est relativement exhaustif, coûte aussi relativement cher. "Il faut compter entre 10 et 25 000 euros", estime Philippe Jannet. Un coût qui comprend le système de gestion de l'ensemble de ces moyens de paiement, les outils de facturation, les réponses par mail et la hot-line téléphonique. D'où la difficulté de rentabiliser un tel système avec des prix de consultation ou d'abonnement relativement bas. "En ce qui nous concerne, nous avons établi nos tarifs en fonction de la grille tarifaire qui existe pour le journal", ajoute Philippe Jannet. L'abonnement Web seulement revient à 365 euros (1 euro par jour), l'abonnement au journal papier seul, 390 euros, et l'association des deux, 489 euros.
Discret sur le nombre d'abonnés payant, la direction électronique des Echos révèle qu'elle a fait un peu plus de 75 % de son chiffre d'affaires 2002 sur la vente de contenu. Soit 35 % de plus qu'en 2000. Bien qu'assez exhaustif, Lesechos.fr continue de tester d'autres moyens de paiement. Parmi ceux-ci W-Ha et la carte de pré-paiement multi-supports. Concernant W-Ha, cette solution recèlerait deux principaux inconvénients : le coût des commissions (50 % de la valeur de l'achat contre 1 % pour la carte bancaire) et l'accessibilité des informations uniquement depuis le site du FAI. [Anne-Laure Béranger, JDNet] |
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