| Les flashmobbers
parisiens ont investi le Louvre Par le Journal du Net (Benchmark Group) URL : http://www.journaldunet.com/0308/030829flashmobparis.shtml Lancer l'impression Vendredi 29 août 2003
19 heure 15 précises, les flashmobbers - des jeunes, pour la grande majorité - sortent leurs téléphones portables et marchent rapidement dans tous les sens en parlant à des correspondants imaginaires. S'écartant de la bousculade, une femme ouvre de grands yeux : "Qu'est-ce qu'il se passe ?". A 19 heures 16, les participants se figent en silence, pareils à des statues. Il leur faut compter 30 secondes, puis s'écrouler à terre comme pris de malaise. Quelques rires et des flashs rythment l'étrange balai. Il est 19 heures 17 et tout le monde se relève, puis se tourne vers la porte principale et applaudit. "Comme pour un rappel de spectacle", précisaient les instructions. La foule, en forme et visiblement satisfaite d'elle-même, en rajoute avec des cris et des sifflets. Les applaudissements résonnent dans la salle, puis se taisent.
C'est le signe de la dispersion. 19 heures 18, les flash mobbers, arrivés en petit groupe pour la plupart, repartent sans chercher à nouer plus de contacts. "C'était excellent", lâche une jeune participante. Pourquoi sont-ils venus ? Par curiosité, "pour voir combien on pouvait être", pour le fun, ou "parce qu'il y en a eu dans plein de grandes villes, la première ici, il fallait pas la rater. Peut-être qu'il n'y en aura plus après." C'est une certaine fierté que l'on devine sur leur visage, et surtout, les rires et les sourires témoignent du caractère bon enfant et festif du moment. Sur le site de ParisMobs, les inscriptions sont d'ores et déjà ouvertes pour la deuxième édition. En province, Lille et Nice sont dans les starting blocks. Le flashmobbing français est-il prêt à vivre ses heures de gloire ? [Raphaële Karayan, JDNet] |
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