Les grands comptes osent à nouveau se montrer
en présence des capitaux-risqueurs. Jean-Philippe Courtois, CEO de Microsoft
EMEA (Europe, Moyen Orient, Afrique), est intervenu à l'IVCS (International
venture capital Summit) lors d'une table ronde consacrée aux opportunités
de marché sur la sécurisation des systèmes IT. Signal transmis à l'assemblée
par l'éditeur de solutions : les activités des petites entreprises en
NTIC nous intéressent.
JDN.
Quel objectif visez-vous en étant, cette année, présent à l'IVCS ?
Jean-Philippe Courtois. Notre objectif
est de montrer que dans notre activité, nous souhaitons davantage impliquer
les jeunes entreprises. Depuis six mois, nous avons créé en Europe une
structure baptisée VC's Relations, dont le but est de faire le lien entre
le groupe et les petites entreprises du secteur des logiciels. Une telle
structure existait depuis longtemps chez Microsoft Etats-Unis dans la
Silicon Valley. Je souhaitais que l'Europe dispose du même mécanisme.
Comment
travaille cette nouvelle structure ?
L'idée est de fournir aux jeunes entreprises
une feuille de route sur les développements que Microsoft va entreprendre
dans les années à venir. Cela permet à ces entreprises de définir des
opportunités de marché sur le plan technique et de bénéficier par la suite
de nos forces marketing et commerciale si une solution développée s'intègre
dans l'un de nos produits.
Cet
accompagnement peut-il devenir financier ?
Nous disposons en parallèle d'une activité corporate
venture, avec une personne mobile qui couvre l'Europe. Mais l'approche
financière n'est pas notre priorité. Nous préférons inciter les jeunes
entreprises à développer des solutions sur nos futurs développements.
Quelles
sont les grandes lignes de la feuille de route que vous présentez aux
jeunes entreprises ?
Les pistes de travail sont, comme vous pouvez
l'imaginer, nombreuses. Cela couvre aussi bien les développements .Net
que les Web-services ou encore l'interface utilisateur. Par exemple, dans
le domaine de la recherche de fichiers ou d'informations sur Internet
nous travaillons à l'interne sur un grand projet intégré. Ce projet, qui
devrait voir le jour l'année prochaine, représentera pour les petites
entreprises de nouvelles opportunités de développement de solutions ou
de services.
Cette
logique d'incitation couvre-t-elle également le marché du contenu ?
Comme la plupart des acteurs Internet, nous
avons au début intégré la production de contenus et de services
dans notre activité. Aujourd'hui, tout le monde a abandonné cette approche.
Notre positionnement est désormais clair : nous apportons les solutions
pour que d'autres acteurs, petits ou grands puissent en profiter. Dans
la téléphonie mobile, nous apportons une plate-forme aux opérateurs qui
se chargent, par la suite, de l'alimenter. Dans le broadcasting, nous
apportons des solutions de diffusion qu'opèrent les médias. Le même modèle
est encore valable dans la distribution de musique en ligne, où nous fournissons
aux maisons de disques les moyens pour sécuriser les échanges.
[Ludovic Desautez, JDNet]