Les pop-up entâchent la réputation des annonceurs et des sites
Par le Journal du Net (Benchmark Group)
URL : http://www.journaldunet.com/0402/040226popup.shtml
Lancer l'impression

Jeudi 26 février 2004

En savoir plus

Dossier Media-planning

Le site
Bunnyfoot.com
Selon une étude du cabinet britannique Bunnyfoot Universality, spécialisé en ergonomie, le pop-up serait un "suicide commercial" pour les marques qui utilisent ce format publicitaire et les sites qui les hébergent. Suivant de près une récente étude de Forrester Research qui indiquait que 64 % des internautes jugeaient le pop-up "irritant", l'enquête menée par Bunnyfoot Universality enfonce le clou en précisant que 60 % des personnes interrogées au cours de son étude ont déclaré que les pop-up avaient pour effet de les rendre plus méfiants quant à la marque qui utilisait ce format et vis-à-vis du site qui les hébergeaient.

Bunnyfoot Universality insiste également sur le fait que, dans seulement 2 % des cas, l'internaute voyait le nom de l'annonceur ou son logo. Il faut dire que le temps moyen entre l'affichage de la fenêtre publicitaire et sa fermeture était de 2,5 seconds quand il faut généralement 8,2 secondes pour qu'un logo ou le nom d'une société ne soit téléchargé.

De plus, au cours de l'expérience, 50 % des publicités ont été fermées avant même l'affichage complet du pop-up et 35 % d'entre elles sont restées totalement ignorées. Parmi les commentaires effectuées par les internautes interrogées, aucun d'entre eux n'a émis un avis positif sur les pop-up. La plupart se sont au contraire sentis blessés dans leur intelligence parce que les pop-ups suggéraient qu'ils n'étaient pas capables de trouver eux-mêmes une marque s'ils la cherchaient.

Ils se sont également sentis contraints par ce format car il arrive bien souvent qu'il faille cliquer pour fermer le pop-up, sans quoi celui-ci reste affiché éternellement. De même, le fait que la publicité affichée en pop-up n'ait aucun lien direct avec le site qui la diffusait a été jugé irritant par les internautes. Enfin, et surtout, ils se sont déclarés tout particulièrement frustrés par les pop-up qui s'affichent en plein milieu de l'écran et empêchent de consulter librement un site. Le summum de l'intrusivité étant bien-sûr le pop-up qui s'affiche en cours de lecture, en raison d'un rafraîchissement régulier de la page web.

Les résultats de cette étude doivent cependant être relativisés puisque l'enquête n'a porté que sur trente-six internautes. Ceci ont néanmoins subi une batterie de tests approfondis : longs entretiens, questionnaires fouillés et étude du suivi du regard (eye-tracking) sur l'écran de l'ordinateur.

En savoir plus

Dossier Media-planning

Le site
Bunnyfoot.com

Selon les dernières données de l'Interactive Advertising Bureau américain, 2 % des dépenses publicitaires en ligne en décembre 2003 étaient consacrés aux pop-up. Ce chiffre, en croissance, pourrait toutefois régresser dans les prochains mois à mesure que les sites bannissent ce format (comme MSN par exemple, lire l'interview de Grégory Salinger dans le JDN du 19/02/04) et que des outils bloqueurs de pop-up se répandent.

[Rédaction, JDNet]