Comment le corps résiste

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Sujet illustré

Maux de tête, crampes d'estomac, contractures musculaires….Souffrir est comme une seconde nature chez l'homme. Mais à quoi peut bien servir cette douleur à part passer un mauvais quart d'heure ?

 
La douleur sert uniquement à alerter notre cerveau que quelque chose ne va pas. Photo © Jean-Marc PHILLEBEAUX (galerie photo de L'Internaute)
 

Signal d'alarme radical

Il n'existe pas une douleur mais plusieurs formes de douleur. Elle peut être provoquée par une lésion, par un élément pathogène ou encore par un choc émotionnel. La plus connue est la douleur dite aiguë. Son intensité est immédiate, précise et rapide. Elle correspond à une sensation de brûlure ou de pincement. Son rôle ? Tirer la sonnette d'alarme en cas d'attaques potentiellement nocives pour notre organisme. Elle indique au cerveau que quelque chose ne va pas et qu'il faut agir en conséquence.

Une détection permanente

Chaque parcelle de notre corps est pourvue de petits récepteurs à la douleur, les nocicepteurs. Seul un organe déroge à la règle, le cerveau. Ils correspondent à des fibres nerveuses sensibles soit à la pression (mécanonocicepteurs) soit à un élément chimique, soit à un choc thermique. La peau est l'organe qui contient la plus grande quantité de nocicepteurs. Leur activation est soit directe soit indirecte, à savoir par des molécules résultant d'une lésion comme l'histamine (cf. la cicatrisation).
L'information est ensuite envoyée sous forme d'influx électriques aux centres de la douleur présents dans le cerveau par des fibres nerveuses, les A delta et C. Elles passent auparavant par la moelle épinière puis remontent en haut lieu.

Réponse induite

Suivant les informations perçues, les centres de la douleur vont déclencher une réponse pour contrer les effets douloureux. Les endorphines, hormone du plaisir, sont généralement les plus efficaces pour atténuer cette sensation désagréable et handicapante. Mais ce système ne suffit pas toujours à l'atténuer. C'est le cas des douleurs chroniques qui perdurent dans le temps.
Des traitements sont alors nécessaires. Les antalgiques et les analgésiques sont les plus couramment utilisés. Suivant l'intensité douloureuse, des médicaments plus forts sont prescrits ; le médecin peut aller jusqu'à injecter de la morphine, un puissant narcotique (drogue dérivée de l'opium).

 

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