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Comment un chien est-il à même de vivre dans une société telle que la nôtre en restant à sa place ? L'éducation en est la clé ; le maître doit élever le chiot à son futur statut. Comment celui-ci le perçoit-il ?

 
La conscience des canidés présente des limites. Photo © Laëtitia BORNOT (galerie photo de L'Internaute)
 

Possession d'une conscience ?

Entrée en matière plutôt difficile. Cette question divise bon nombre de spécialistes et le terme même de conscience continue d'alimenter les discussions. Pas moins de sept définitions sont données sur la conscience. Sans entrer dans le débat, là n'est pas le sujet, il en existe fondamentalement deux grands types :
- la conscience dite sensible où l'individu a conscience de quelque chose. Il perçoit un phénomène ou événement
- La conscience dite réfléchie où le sujet est à l'intérieur de son corps et voit à quoi il est en train de penser et voit son action.
Chez le chien, il est relativement difficile d'ignorer qu'il possède une forme de conscience de soi. Il connaît souvent ses limites corporelles, il sait se mouvoir dans l'espace donc il sait gérer son corps spatialement. Tout cela il l'a acquis grâce à un apprentissage.
Petit bémol à apporter : cette conscience du soi a ses limites. En est pour preuve l'attaque d'un gros molosse par un petit chien. Celui-ci ne perçoit pas du tout qu'il ne fait pas le poids.

Une mémorisation indéniable

L'apprentissage passe indéniablement par une répétition de gestes. Comme nous, une grande partie de notre éducation se réalise au travers d'expériences répétées. Notre cerveau imprègne au fur et à mesure de notre apprentissage les informations qui sont ensuite indispensables pour notre vie future. Pour le chien, il doit passer également par ce processus.
Comme les humains, les canidés sont dotés d'une mémoire dite

 
La répétition permet la consolidation des informations dans la mémoire définitive. Photo © Jacqueline JOLY (galeire photo de L'Internaute)
 

immédiate.

A savoir que lorsque un événement vient de se produire, l'animal est à même de s'en rappeler et de le reproduire. Mais ce qui fait l'apprentissage est la consolidation de ces différentes expériences. Par exemple, faire asseoir un chien ne se fait pas du premier coup. Il faut du temps pour que l'animal saisisse qu'en fonction du geste réalisé par le maître ainsi que l'intonation de sa voix, il doit s'asseoir. En répétant, le cerveau va alors enregistrer l'information dans la mémoire dite définitive.
Si le maître ne donne pas les bons signaux au chien pour la position assise, le chien ne s'exécutera pas car il ne comprendra pas ce qu'il lui demande. Son comportement découle directement de son éducation. Ce qui explique que parfois certains maîtres se sentent dépassés par les événements et ne contrôlent plus leur animal de compagnie.



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