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Les lacs salés sont des milieux particulièrement hostiles. AIls ne découragent pourtant pas les halophiles comme Natrococcus, reconnaissables à leur teinte rose.
Photo : Gérard Mestres
Extrait de la Galerie photos de L'internaute
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Certaines bactéries peuvent certes supporter des températures incroyables, mais d'autres apprécient également un milieu salin, alcalin ou acide, un environnement chimique atypique, des rayonnements ionisants, le froid et le vide de l'espace, ou les très hautes pressions !
L'acidité
Les archéobactéries acidophiles, comme Sulfolobus se développent dans les sources soufrées et acides au pH compris entre 1 et 4. Elles oxydent le soufre en acide sulfurique (H2SO4), et utilisent le CO2 comme source de carbone.
D'autres microbes des glaces tolèrent un pH de 0.
Mais pour garantir une activité, les cellules doivent impérativement maintenir un pH intracellulaire supérieur à 6. Comment ? Elles peuvent développer une protéine qui rejette les protons et posséder une membrane très peu perméable à ceux ci.
Le sel
Comme leur nom l'indique (halos signifie sel en grec), les halophiles ne peuvent vivre qu'en milieu saturé en sel : au moins 120 g/l, avec des optimums situés entre 160 et 300 g/l. En comparaison, l'eau de mer, avec ses 30 g/l, est presque douce !
Mais le sel ne leur suffit pas : elles exigent également une forte intensité lumineuse.
Leurs habitats ? Les marais salants, les poissons séchés et salés. Souvent, elles apprécient les milieux basiques (Natrococcus vit à un pH de 9,5).
Autre particularité : si l'oxygène vient à manquer, elles peuvent se mettre à faire une sorte de photosynthèse pour survivre.
On les reconnaît facilement : elles possèdent des pigments dont la bactériorubine, qui les protège des rayonnements lumineux, et les colore en rouge.
La pression
Des bactéries résistent à des pressions auxquelles même les sous-marins les plus perfectionnés s'aplatiraient comme des crêpes. Leur secret ? Leur membrane laisse librement passer l'eau en provenance du milieu extérieur et la pression est équilibrée de part et d'autre de la membrane. E. Coli supporte ainsi 300 atmosphères.
Les radiations
Découverte par hasrad dans une boîte de viande hâchée pourtant stérilisée par irradiation, Deinococcus Radiodurans peut encaisser des doses de radiations 1500 fois supérieures à la dose létale pour l'homme. Cette bactérie dispose en effet du meilleur système de réparation de l'ADN que l'on connaisse.
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