Le rôle de la mémoire chez l'Homme est essentiel car il n'y a rien dans le cerveau humain qui n'ait pas été appris.
Les mémorisations sans comprendre correspondent à la gravure de l'information sans analyse. Or chez l'Homme, la qualité du cortex en tant qu'analyseur est directement corellée aux éléments dont ils disposent. Tout ce qu'il possède a justement été appris et relève de la mémoire. Dans ce sens, le proverbe "mieux vaut avoir une tête bien faite qu'une tête bien pleine" demanderait à être revu.
Ce qui se confirme même à travers l'évolution.
Aussi nous constatons que, plus la tête est pleine, mieux elle est faite. Disant cela, nous ne projetons aucune différence qualitative (la tête de Homo sapiens n'est pas mieux faite que celle de Homo Erectus), simplement nous constatons que le développement de la mémoire a également modelé notre cerveau.
Dès les débuts de l'hominisation
Le rôle de la mémoire, constamment lié aux capacités d'apprentissage (chez l'Homme car, contrairement aux autres animaux, il naît avec un cerveau génétiquement immature) semble être très ancien. Par exemple, c'est sans doute bien parce Homo erectus a été capable de mémoriser des sons qu'à pu naître le langage.
Elle a développé, ou participé au développement des lobes frontaux par l'introduction de la notion de temps présent (la mémoire autobiographique) et à venir (la mémoire prospective). Or la conscience de l'Homme, finalement, n'est autre que l'association des ces deux dernières et de la conscience du moi présent.
C'est elle qui régit toutes nos activités, nos discours, nos émotions et notre identité. Sans elle, plus de conscience mais la démence. C'est elle, entre autres, qui nous a donné ce cerveau où tout est cognition.