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"Tout le monde désire vivre longtemps, mais personne ne voudrait être vieux" disait Jonathan Swift, un écrivain irlandais du 18ème siècle. Car si l'allongement de la durée de la vie est souhaitable, encore faut-il que la qualité de vie s'améliore parallèlement, donc qu'on retarde le vieillissement.

C'est quoi être vieux ?

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Pourquoi certains animaux vivent plus longtemps que d'autres ?

La longévité maximale peut être considérée comme le nombre d'années maximum que pourrait vivre une espèce vivant dans les meilleures conditions possibles. Mais elle ne donne bien sûr aucune indication sur l'état de santé : on peut vivre pendant longtemps grabataire, et à l'inverse, on peut mourir vieux en pleine forme.

Concernant le vieillissement, on peut reprendre la définition de Steven N. Austad (auteur de Why we age en 1997) : la détérioration progressive de la quasi-totalité des fonctions de l'organisme au cours du temps.

Mais cette définition est plutôt subjective : à partir de quand est-on "vieux" ? En 1932, le démographe George Mauco, désignait comme "vieillard" toute personne âgée de plus de 50 ans. Aujourd'hui, on parle de vieillissement à propos des plus de 65 ans, et cela risque encore de reculer.

Le monde rajeunit !

Herve Le Bras, directeur d'études à l'EHESS, propose lui de définir la vieillesse comme une période de durée fixe avant la mort (par exemple les 20 ans précédant la mort). Au fur et à mesure que l'espérance de vie augmente, la proportion de "vieux" va donc diminuer puisque la fraction de la vie qui précède la vieillesse s'accroît. "On peut donc prévoir un rajeunissement et même à terme la quasi-disparition de la vieillesse" pronostique-t-il.

Enfin, un bon indicateur du vieillissement pourrait être l'évolution du taux de mortalité, c'est-à-dire la probabilité de mourir dans l'année qui vient, à un âge donné. Ce taux de mortalité suit une croissance exponentielle à l'âge adulte : il est ainsi de 0,9‰ pour les 25-30 ans, et de 223‰ pour les plus de 90 ans !

Cependant, le temps de doublement du taux de mortalité semble être une quasi constante à l'intérieur d'une espèce. Il est de dix jours pour les drosophiles (mouches), trois mois pour les souris de laboratoires et huit ans pour les êtres humains.

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