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Contacts cellulaires ondulations, Champignons biocarburants, Gaz effet serre 800 000 ans

Une nouvelle voie d'accès pour expliquer les contacts cellulaires / Utiliser un champignon pour produire des biocarburants végétaux / Repousser les limites temporelles de l'évolution des gaz à effet de serre (15/05/2008)
BIOLOGIE Une nouvelle voie d'accès pour expliquer les contacts cellulaires
Une nouvelle méthode d'imagerie en trois dimensions a permis d'observer pour la première fois le phénomène "d'ondulation membranaire" accompagnant le contact entre deux cellules. Ces travaux sont publiés dans le Biophysical journal du 15 mai.
La compréhension de l'influence du contact entre les cellules et les surfaces constitue un enjeu de santé important. Les cellules sont capables de "lire" sur les surfaces qu'elles rencontrent les éléments de relief à l'échelle nanométrique et agissent en conséquence, mais l'ensemble de ces mécanismes reste encore mal compris. Les scientifiques ont mis au point une nouvelle méthode de traitement d'image, "l'interférence-réflexion". Elle leur a permis de visualiser le resserrement progressif des cellules aux surfaces de contact ainsi que les réarrangements de leurs protéines de membrane.
Cette approche devrait à la fois permettre de comprendre comment le comportement des cellules est influencé par une surface et améliorer en retour la qualité des biomatériaux.
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BIOLOGIE Utiliser un champignon pour produire des biocarburants végétaux
L'activité enzymatique d'un champignon, trichosema reesei, permet la dégradation des végétaux en sucres simples, composants de base de l'éthanol. Il offrirait ainsi des perspectives intéressantes pour la fabrication de biocarburants de deuxième génération. Les résultats obtenus du décryptage de son génome viennent d'être publiés sur le site Internet de la revue Nature biotechnology.
Pour produire des biocarburants de deuxième génération, issus de déchets de l'agriculture et de la sylviculture, les industriels cherchent à développer des champignons capables de dégrader les végétaux de manière plus rapide. Les chercheurs se sont penchés sur le génome de trichosema reesei qui est notoirement connu pour ses capacités dans ce domaine. Etonnement, ils ont trouvé un très petit nombre de gènes codant pour ces enzymes de dégradation.
D'abord interprétées comme une mauvaise nouvelle, les limitations de l'organisme seraient finalement une aubaine. Son cocktail enzymatique se prêtant facilement à des améliorations génétiques, les scientifiques pensent s'en servir pour améliorer ses capacités de saccharification, et ainsi être plus efficace pour produire du bioéthanol.

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ENVIRONNEMENT Repousser les limites temporelles de l'évolution des gaz à effet de serre
Des chercheurs ont, pour la première fois, reconstitué sur 800 000 ans l'évolution de la teneur en dioxyde de carbone et de méthane, les principaux gaz à effet de serre après la vapeur d'eau. Leurs résultats font l'objet de deux articles dans la revue Nature du 15 mai 2008.
Les scientifiques, dans le cadre du programme Epica, sont parvenus à effectuer un carottage d'une profondeur de 3 270 mètres, s'arrêtant à quelques mètres au-dessus du socle rocheux. Ils ont ainsi pu atteindre une glace « âgée » de 800 000 ans et réaliser l'enregistrement de la composition en dioxyde de carbone et en méthane sur toute cette période.
Plusieurs conclusions : tout d'abord, ils ont démontré que les taux de concentration de ces deux gaz n'ont jamais été aussi élevés qu'aujourd'hui. Ensuite, ils ont détecté des variations des teneurs moyennes en CO2 atmosphérique sur une échelle de temps relativement longue, ce qui pourrait s'avérer précieux pour quantifier l'effet de l'érosion continentale sur le cycle du carbone. Enfin, la courbe de méthane révèle des fluctuations rapides sur une échelle millénaire, récurrente à chaque glaciation.
Cette variabilité climatique serait due aux fluctuations du courant thermohalin, c'est-à-dire à la circulation à grande échelle de masses d'eau qui participe à la redistribution de chaleur sur la Terre.
Grâce à ces enregistrements, les scientifiques disposent maintenant de données de référence très précises avec lesquelles ils espèrent mieux prévoir le climat à venir de notre planète.
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Rédaction Journal du Net

 
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