|
|
Dynamique cellulaire stress, Adoption loi anglaise ADN chimères, Artères veines biologie développement |
| Moduler les réactions au stress des levures / Les députés britanniques donnent le feu vert aux "chimères" / Vers une meilleur compréhension de la formation du système vasculaire
(20/05/2008)
|
|
|
BIOLOGIE Moduler les réactions au stress des levures
Une cellule réagit à un stress plus ou moins rapidement pour assurer sa survie. Des chercheurs viennent de confirmer qu'au-delà de certaines fréquences de stimulation, les levures n'étaient plus en mesure de répondre au stress osmotique. Leurs résultats sont publiés sur le site de la revue PNAS. Le taux de salinité d'une cellule doit toujours être en équilibre avec le milieu extérieur. Si l'on met un peu de sel autour d'elle, celle-ci rapetisse, car elle doit perdre de l'eau pour maintenir une concentration en sel égale avec celle régnant à l'extérieur. Pour revenir à sa taille initiale, la levure met en place des réactions particulières, dont la dynamique était, jusqu'à aujourd'hui, inconnue. Les scientifiques ont inventé un système créant ces perturbations de manière régulière sur la levure. Lorsque ces stress sont trop fréquents, la taille cellulaire ne varie pas. Si leur occurrence est plus lente, la levure grossit et rapetisse régulièrement : pour cela, il faut un temps de latence d'environ 10 minutes entre chaque stress. Les chercheurs ont montré qu'en jouant sur certains gènes, la cascade peut-être ralentie significativement. Cette maîtrise ouvre de nouvelles perspectives en ingénierie biologique pour concevoir des cellules dont la dynamique de réponse au stress est contrôlée.
BIOLOGIE Les députés britanniques donnent le feu vert aux "chimères"
Lundi soir, les députés britanniques ont rejeté un amendement visant à interdire l'utilisation d'embryons hybrides, les « chimères », obtenus à partir d'organismes dotés de deux patrimoines génétiques différents. Le résultat du suffrage est de 336 voies pour et 176 contre. L'utilisation de ces hybrides sera tout de même très règlementée : utilisés à des fins strictement scientifiques, ils devront être détruits au plus tard au bout de 14 jours de développement et ne pourront être implantés dans l'utérus d'une femme ou d'un animal. Ce texte, faisant partie du projet de loi « fécondation humaine et l'embryologie », prévoit également de donner naissance par fécondation in-vitro à des bébés qui serviraient à sauver la vie de leur frères ou sœurs malades. Des mesures phares suivies au niveau de la communauté internationale avec attention : aucune législation au monde ne va aussi loin dans le domaine.
BIOLOGIE Vers une meilleur compréhension de la formation du système vasculaire
L'organisme des vertébrés possède un système vasculaire très complexe. Une équipe de physiciens et de biologistes allemands viennent de découvrir que les artères et les veines chez l'embryon se développaient en paires parallèles. Ces travaux sont publiés sur le site de la revue Physical Review E. Pour le prouver, les chercheurs ont utilisé des mesures physiques, des modèles théoriques et des simulations numériques. Ils ont démontré que la métamorphose de l'appareil vasculaire se produit spontanément au cours de la croissance : au départ, les artères et les veines sont organisées en série et dans des localisations distinctes. Quelques jours après, de nouvelles veines apparaissent en parallèle des artères existantes, formant un réseau plus dense. Ce développement serait régi mécaniquement par les artères, qui « prépareraient » les tissus autour à recevoir des veines par leur gonflement lors du passage du sang. Il existe donc dans les embryons un paysage de forces mécaniques formant une dentelle, qui évolue spontanément sous l'action des poussées exercées par les cellules artérielles. Un premier pas vers la compréhension des pathologies altérant les propriétés physiques des tissus.
|
|
|