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Troubles mémoire alcooliques, Effets durables drogues

Les troubles de la mémoire des patients alcooliques sous-estimés. / Découverte d'un nouveau mécanisme à l'origine des effets durables des substances addictives (22/05/2008)
BIOLOGIE Les troubles de la mémoire des patients alcooliques sous-estimés.
Jusqu'à présent, on pensait que seuls les patients alcooliques atteints du « syndrome de Korsakoff » présentaient des pertes de mémoire significatives. L'équipe INSERM U923 vient de montrer que les autres patients atteints de la même addiction avaient également ce type de troubles. Leurs résultats sont publiés dans l'édition de juillet de Alcoholism : Clinical and Experimental Research.
Le syndrome de Korsakoff, caractérisé par une amnésie sévère,  touche une faible proportion d'alcooliques et survient principalement en cas d'association avec une importante carence en vitamine : la thiamine. Les scientifiques voulaient évaluer avec précision, par des épreuves neuropsychologiques, les déficits de mémoire de ces sujets. En comparant les résultats de ce groupe avec ceux des témoins et d'alcooliques non atteints, ils ont montré que ces derniers avaient des troubles similaires plus ou moins sévères, notamment en terme de mémoire épisodique (sollicitée pour se remémorer un évènement) et de travail (se souvenir d'un numéro de téléphone après l'avoir regardé).
Les chercheurs estiment indispensable la mise en place d'une évaluation neuropsychologique systématique des patients alcooliques, ce qui permettrait de dépister ces troubles précocément,  d'améliorer leur prise en charge et ainsi d'éviter l'évolution vers l'amnésie.
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BIOLOGIE Découverte d'un nouveau mécanisme à l'origine des effets durables des substances addictives
Des chercheurs de l'INSERM viennent de mettre au jour un mécanisme moléculaire qui explique l'influence sur le cerveau à long terme de certaines drogues. Leurs travaux sont en ligne sur le site de la revue Nature.
Les drogues telles que la cocaïne induisent une dépendance en détournant un circuit cérébral dit « de la récompense » : elles déclenchent la libération de dopamine, molécule chimique servant à la communication entre les neurones, interprétée à tort par le cerveau comme une valeur positive de la récompense. Le signal est, en condition normale, déclenché lors d'un stimulus naturel, comme regarder un aliment appétissant. Il est également impliqué dans l'apprentissage des mouvements.
Les scientifiques ont mis en évidence un mécanisme complexe impliqué dans la dépendance au niveau d'une zone cérébrale particulière, le striatum. La dopamine agit sur des enzymes qui, en se fixant sur l'ADN, augmentent la production d'une protéine, DARPP-32. Elle s'accumule dans les noyaux cellulaires. Lorsqu'ils ont modifié la séquence de cette dernière chez la souris, celle-ci est devenue moins sensible aux drogues. De la même manière, ils ont prouvé que le même mécanisme était impliqué dans l'apprentissage des mouvements.
Ces résultats permettent de mieux comprendre les mécanismes normaux d'apprentissage et leurs « détournements » par les substances psychoactives. Ils pourront ouvrir, à terme, des perspectives pour le traitement de maladies dans lesquelles la dopamine est impliquée.
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Rédaction Journal du Net

 
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