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3. Ils réfutent la théorie du Big Bang

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La théorie du Big Bang, due à Lemaître, découle d'une observation - la récession des galaxies (Hubble, 1929) et d'un modèle (celui obtenu par Friedmann et Lemaître à partir des équations de la relativité générale d'Einstein). Le Big Bang désigne la singularité originale de notre Univers, l'instant - il y a environ 14 milliards d'années - où ce dernier était infiniment chaud, infiniment dense, et qui marque le début de son expansion, le début de l'espace, et le début du temps.

Cette image illustre la naissance d'une galaxie telle que la notre. Les planètes vont naître dans les nuages de poussière autour de l'étoile.
Illustration : NASA/JPL-Caltech/T. Pyle (SSC)

Retour aux équations de la relativité générale
Einstein se refusait à l'idée d'un Univers en expansion, idée à laquelle conduisait sa théorie de la relativité générale : dans un univers simplifié où la matière-énergie est répartie à peu près uniformémant, l'espace-temps se dilate. C'est le principe cosmologique. Einstein a donc introduit dans ses équations une constante cosmologique, dont l'effet compense la dilatation de l'espace-temps : l'Univers, dans ce modèle, est statique.

Plus tard, Einstein qualifiera l'introduction de cette constante de plus grande erreur de sa vie. Ironiquement, de tous récents résultats semblent finalement donner raison au grand savant : l'Univers serait composé en très grande partie d'énergie sombre, à l'action répulsive s'opposant à l'expansion de l'Univers : une constante cosmologique en somme.

Nous citons cet exemple car la contestation du Big Bang revient à proposer des explications alternatives aux données observationnelles plaidant pour l'expansion - données qui avaient conduit Einstein à retirer sa constante cosmologique - ou à remettre en cause les équations de la relativité générale si les théories extrapolées à partir d'elles ne satisfont pas...

Cette contestation (même si la théorie du Big Bang a notre faveur) est productive, car notre Univers recèle encore de nombreux mystères. Pour n'en citer que deux : dans le modèle du Big Bang, une sorte "censure cosmique" voile à notre connaissance les 10 puissance moins 43 premières secondes de celui-ci, et nous ignorons quelles formes de matière-énergie composent l'écrasante majorité du cosmos. Nous sommes donc réduit, pour une large part, à spéculer, et les théories cosmologiques actuelles n'ont rien de définitif. L'expérience et l'observation plus poussées les valideront, ou pas.

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