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Dans le film Le Jour d'après, une ère glaciaire envahit la planète, entraînant avec elle de gigantesques ravages.
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Un scénario anxiogène
Bon, d'accord, admettons que le climat se réchauffe. Et alors, où est le problème ? Les écologistes sont accusés de catastrophisme, en prédisant des ouragans à répétition et an amplifiant les conséquences du réchauffement. Des scénarios pessimistes notent par exemple que le réchauffement pourrait s'accentuer beaucoup plus vite que prévu : les forêts ont tendance à absorber de moins en moins de CO2, et les océans ont eux aussi tendance à moins l'absorber : en se réchauffant, le dioxyde de carbone se dissout moins bien dans l'eau.
Un complot anti-américain ?
Le romancier à succès américain Michaël Crichton, auteur de
Jurassic Park et d'autres best-sellers, a généreusement servi la thèse des anti-réchauffement avec son dernier roman,
State of Fear. Dans ce livre, il décrit le complot de "terroristes écologistes" qui tentent de provoquer un méga-tsunami pour entretenir les craintes de la population et priver l'Amérique du libre droit d'utiliser ses ressources en pétrole, charbon et industries réputées polluantes. Michaël Crichton a été invité par de nombreuses fondations pseudo-scientifiques pour exposer sa thèse, même si il n'a rien d'un expert du climat.
La solution économique
Un autre célèbre critique de la théorie du réchauffement climatique est le suédois Bjorn Lomborg, auteur de
The Skeptical Environmentalist, paru en 2002. Contrairement à la plupart des autres contestataires, ce statisticien se livre à une véritable démonstration scientifique s'appuyant sur des études chiffrées et les rapports du GIEC.
Mais lui non plus ne semble pas du tout s'inquiéter du réchauffement. Il considère par exemple que l'extension de la zone de paludisme endémique n'est pas gênante, parce cela affectera essentiellement les pays riches, qui auront donc les moyens de gérer le problème. Cela rassurera tous les Européens ! Et comme tous les pays du monde connaîssent un enrichissement général, les conséquences du changement climatique seront tout à fait gérables.
C'est aussi la vision américaine du progrès : la technologie et la science vont permettre de résoudre tous les problèmes environnementaux. Les plus optimistes parient même une intervention divine pour stopper les dégats. James Watt, qui fut Ministre de l'Intérieur de Reagan, déclarait ainsi : "Lorsque le dernier arbre sera tombé, le Christ reviendra sur Terre"...