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L'atome, longtemps cru indivisible, n'est en fait pas une particule élémentaire. © L'Internaute

Le mot "atome", qui signifie "indivisible" nous vient des Grecs de l'Antiquité. Comme quoi l'idée voulant que la matière soit composée de constituants fondamentaux est très vieille. Leucippe de Milet, 5 siècles avant notre ère, puis Démocrite, vers 400 avant J.C, décrivent déjà des composants très petits, durs insécables.

Vers 350 avant J.C, Aristote, lui, préfère voir comme éléments fondamentaux la terre, l'eau, l'air et le feu. Et même si, au Moyen âge, cette tradition aristotélicienne perdure, au fil des siècles, la théorie atomiste gagne du terrain. L'atome étant envisagé comme indivisible, c'est-à-dire comme la plus petite particule qui soit.

Des particules élémentaires de plus en plus petites

Dès 1897, l'électron est découvert. Puis, en 1911, le Britannique Rutherford propose le modèle de l'atome, qu'il compare à un mini système solaire. Coup de théâtre : l'atome est divisible. Petit à petit sont mis à jour le proton et le neutron. Dans les années 1930, les scientifiques, persuadés qu'il est impossible d'aller plus loin et de diviser plus la matière, les nomment "particules élémentaires".

Oui mais : comment expliquer la cohésion des neutrons et des protons dans le noyau atomique ? En 1964, deux Américains, Murray Gell-Mann et George Zweig "inventent" les quarks. En théorie.

En pratique, ils sont mis en évidence dès 1968 aux Etat-Unis. Ils accèdent à leur tour au rang de particules élémentaires. Ils seraient au nombre de 6 et expliqueraient à eux seuls la diversité de la matière.

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