Aux pôles, des enjeux :

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Sujet illustré

Le pôle Nord, l'Arctique, est habité par l'homme et ce depuis la préhistoire. Des hommes et femmes venus de Sibérie orientale ont colonisé le continent américain lorsque le détroit de Béring était englacé et formait un passage terrestre. Des populations ancestrales qui se sont établies le long des côtes arctiques. Trop souvent actuellement, nous nous sentons alarmés par les bouleversements subis par les populations animales présentes aux pôles en oubliant que des hommes, aussi, y vivent.

 

Populations et savoirs ancestraux

Depuis des millénaires les Inuits constituent des groupes de chasseurs hors-pair. Leur subsistance est basée sur la chasse des mammifères marins. A partir des os, cornes et peaux, ils se vêtissent, s'abritent et créent leur outillage. Se déplaçant en traineaux tirés par des chiens sur la banquise, ils sont nomades.

Ce portrait rapidement dressé de la société inuit était encore vrai il y a une trentaine d'années. Aujourd'hui, les pôles n'abritent plus autant de traditions et les Inuits sont rapidement passés d'une société de chasseurs à une société de consommation.

Des causes connues

La pression du monde occidentale s'est abattue sur les sociétés inuit. Dès 1960, le gouvernement danois leur impose la sédentarisation. A première vue, cette décision ne paraît pas lourde de conséquence et pourtant c'est la solidarité des groupes qui est mise à mal, les familles nucléaires prennent le dessus et l'individualisme commence à se propager.

Ce sont encore nos sociétés qui boycottent la chasse des phoques et l'achat des peaux : principale ressource financière des Inuits. Les cours ont dégringoler et la peau de phoque se vend actuellement en-dessous des 50 euros. Pour survivre, ils se tournent vers l'activité touristique et la chasse est relayée au rang de loisir.

Du fait du réchauffement, les traineaux ne sont plus recommandés, au cas où la glace, de plus en plus fine, ne cède sous le poids des attelages. Les bateaux à moteurs ont alors succédé aux vaisseaux de bois, les chiens ont, le plus souvent, été abattus.

Pressions extérieures, modifications des territoires, les sociétés Inuits sont en pleine mutation. Coincées entre le monde occidental, leur culture propre et devant se réapproprier un territoire en pleine transformation, ces sociétés sont menacées.

 



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