Expédition Total Pole Airship

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L'aspect novateur de cette mission réside pour la plupart dans le moyen de transport de l'équipe : le dirigeable. Une idée émanant directement de Jean-Louis Etienne. Illuminé ? Non, son choix est mûrement réfléchi. Cet aéronef offre des arguments de taille.

 
Pole Airship est catalogué dans les dirigeables de taille moyenne. Photo © www.jeanlouisetienne.com
 

Transport du début du XXe siècle

Tout est dans l'histoire. L'explorateur Jean-Louis Etienne s'en est directement inspiré pour mettre au point son projet. Sa référence ? Roal Amundsen, explorateur norvégien, Umberto Nobile, concepteur italien d'un aéronef et le milliardaire américain Lincoln Ellsworth. Leur exploit ? Traverser d'une traite l'océan Arctique en dirigeable en 1926. Cette équipe a parcouru près de 4 000 kilomètres en plus de 70 heures à bord du Norge.
Ce succès n'a pu être réitéré par la suite. Nobile s'écrase en 1928 à bord d'un autre aéronef, Italia. L'image du dirigeable a été, aussi, sévèrement écornée par l'accident de l'Hindenburg à New-York en 1937. L'engin a pris feu, la faute à l'hydrogène présent dans l'enveloppe. Bilan : des dizaines de morts.
Jean-Louis Etienne le remet au goût du jour pour plusieurs raisons.

Pourquoi un dirigeable ?

Ce choix de l'explorateur est bien évidemment motivé :
- Ce moyen de transport est beaucoup plus écologique que l'hélicoptère car il consomme beaucoup moins de combustible.
- L'instrument de mesure EM bird doit impérativement se situer entre 15 et 20 mètres de haut. Une obligation que remplit cet aéronef
- Le dirigeable est capable de voler à des vitesses importantes, jusqu'à 150km/h.

Il existe très peu de dirigeable dans le monde ; Jean-Louis Etienne s'est dirigé vers une société russe, RosAeroSystems qui développait justement un prototype. Le fruit de cette collaboration franco-russe s'appelle Pole Airship, un aéronef AU30.

Un pilotage complexe

Ce blimp, dirigeable dépourvu de structure rigide, est haut de six étages. Son enveloppe est gonflée à l'hélium, un gaz totalement ininflammable et 10 fois plus léger que l'air. Conséquence : il peut voler.
Deux moteurs amovibles de 180°C permettent de conduire ce dirigeable ; des gouvernes situées à l'arrière permettent de suppléer aux moteurs pour manoeuvrer l'ensemble. Dernier point, l'intérieur de l'enveloppe contient deux ballonnets placés un à l'avant et l'autre en queue. L'intérêt ? En les gonflant d'air (ou inversement), le pilote peut modifier l'assiette ou l'inclinaison de l'aéronef.
Contrairement à ce qu'il y paraît, piloter un tel engin est de la haute voltige. Peu de personnes sont capables de les diriger. Ce pilotage est dit composite car il englobe à la fois celui de la montgolfière, de l'avion et de l'hélicoptère.

 

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Visite du dirigeable Pole Airship



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