Pendant des décennies, les industries et les hommes dans leur vie quotidienne ont libéré des quantités colossales de composés destructeurs de la couche d'ozone : CFC, composés halogénés, composés bromés...L'étude de l'atmosphère en Antarctique dès le milieu du XXe siècle a fait prendre conscience brutalement qu'il y avait urgence. Un trou béant menace la vie sur terre.
Les répercussions sur la santé commencent à se faire sentir car ce trou a tendance à s'étendre vers les terres de l'hémisphère Sud comme l'Argentine, le Chili et l'Australie. Le nombre de cancers de la peau est en pleine augmentation en Océanie. Le 9 octobre 2000, les autorités chiliennes ont demandé à la population de Punta Arenas de ne pas sortir sous peine de s'exposer à un coup de soleil en moins de sept minutes.
Les pays situés aux latitudes moyennes sont aussi confrontés à des risques sanitaires. Au niveau de l'Europe, les experts du Programme des Nations Unis pour l'Environnement (PNUE) prévoient un retour à la normale de la couche d'ozone pas avant 2050.
Cette perte d'ozone n'est pas sans conséquence sur l'effet de serre et donc le réchauffement global (et non l'inverse). A l'instar du CO2 et du méthane, les CFC et les autres composés destructeurs d'ozone contribuent au réchauffement climatique.