Sous les océans, des trésors:

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Les océans sont des réserves incroyables de pétrole et de gaz. L'Arctique est d'ailleurs devenu l'objet de toutes les convoitises et des guerres "intestines" entre la Russie, les Etats-Unis, le Danemark et le Canada. Pourquoi ? Son sol regorge d'hydrocarbures. Une manne financière pour ceux qui mettent la main dessus surtout par les temps qui courent où le prix du baril de pétrole dépasse les 135 dollars.

 
Le forage des grands fonds est le seul moyen de détecter d'autres poches d'hydrocarbures. Photo © Nasa/JPL
 

Des réserves bien exploitées

Les énergies fossiles embrasent littéralement le marché économique actuel. Entre la demande grandissante des pays en voie de développement comme la Chine, les conflits géopolitiques dans les pays producteurs et la saturation de production d'hydrocarbures en Russie, les cours s'envolent et affolent les consommateurs. Allons-nous manquer d'or noir et de gaz ?

Difficile d'avoir une réponse claire et nette, une bataille d'experts s'engage. Mais une chose est sûre, les océans abritent des quantités d'hydrocarbures encore inexploitées. Depuis le premier choc pétrolier de 1973, les Européens se sont lancés dans les exploitations de ces poches du plancher océanique en mer du Nord et dans l'océan Atlantique. Les jonctions croûte océanique-croûte continentale sont le site idéal pour la fossilisation et la maturation des matières organiques, en somme à la production d'énergies fossiles. Ces forages en haute mer ou l'offshore représentent, d'après l'Ifremer, environ 22% des réserves mondiales en pétrole et 37% de gaz.

Malgré le déploiement de nombreuses plates-formes dans le Golfe du Mexique, la mer du Nord et l'océan Atlantique, la demande se veut toujours plus forte. Comment la contenter ? Forer dans les grands fonds, à savoir entre 3 000 et 5 000 mètres de profondeur. Du jamais vu à l'heure actuelle.

De la glace riche en méthane

Autre moyen de répondre à la forte demande en hydrocarbures : l'exploitation des hydrates de méthane. Qu'est-ce que c'est ? De la glace riche en méthane, un gaz. Le service géologique américain, l'USGS a estimé à 20 milliards de kilomètres cubes la quantité de méthane présente sous cette forme "glacée" dans les fonds océaniques et les sols gelés de l'Arctique.
Ces hydrates de gaz se trouvent en général dans les premiers 500 mètres sédimentaires. Actuellement l'Ifremer mène des recherches de localisation de ces hydrates en Norvège et surtout dans les DOM TOM comme la Nouvelle-Calédonie.

 
Le dixième des ressources en hydrocarbures de l'Arctique ont d'ores et déjà été exploitées. Photo © Alice AUBERT (galerie photos de L'Internaute)
 

L'Arctique au cœur de toutes les convoitises

Août 2007, une expédition scientifique russe plante le drapeau de son pays sur le plancher océanique à plus de 4 000 mètres de profondeur. Non, non, ce n'est pas pour signer un quelconque exploit comme le fît Neil Armstrong sur la Lune en 1969. La raison : s'approprier cette zone de l'océan Arctique très riche en pétrole et en gaz.

D'après des estimations de l'Institut Français du Pétrole, ces fonds océaniques renfermeraient pas moins de 80 000 milliards de mètres cubes de gaz et 200 milliards de barils de brut. Au vue de la consommation annuelle mondiale, ces réserves en hydrocarbures permettraient de tenir 7 ans.

Bien évidemment, la question est de savoir où se trouvent toutes ses poches d'or et surtout qui va les exploiter. D'après L'IFP, 95% d'entre elles se trouveraient dans la zone territoriale commune à cinq états, à savoir la Russie, la Norvège, le Danemark, le Canada et les Etats-Unis. Une belle bataille géopolitique en perspective !

 

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Enjeux et convoitises aux pôles


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