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1. Santé et alimentation

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A gauche, du riz sauvage, à droite, le riz génétiquement modifié "SGR1" pour produire de la vitamine A. © Syngenta
Du riz au bétacarotène
Chaque année, les carences en vitamine A provoquent 500 000 cas de cécité dans les pays en développement. L'Unicef estime qu'un apport suffisant en bétacarotène permettrait d'éviter le décès d'un à deux millions d'enfants par an à travers le monde.

En janvier 2000, deux chercheurs (Ingo Potrykus, de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich, et Peter Beyer, de l'université de Fribourg) décrivent une nouvelle variété de riz génétiquement modifié pour augmenter sa teneur en précurseur de la vitamine A. Dans le riz "normal", il n'y a pratiquement pas de bétacarotène dans la partie comestible (le grain). En revanche, on trouve de la Geranyl Geranyl biPhosphate (GGPP), un précurseur de cette vitamine, dans l'enveloppe du grain.

En introduisant quatre gènes, dont un de jonquille et un d'une bactérie, les auteurs réussissent à obtenir des variétés transgéniques contenant des taux significatifs de bétacarotène dans le grain. Ce riz apporte 37 µg (microgrammes) de bétocarotène par gramme. Une dose largement suffisante, par rapport aux 600 µg quotidiens recommandés par la FAO.

Même si ce riz ne règlera pas à lui seul le problème de la malnutrition, la méthode a été reprise par Monsanto et Syngenta, qui promettent de ne pas faire payer les populations. Des chercheurs indiens pensent eux produire de la moutarde "dorée" (l'huile de moutarde est largement utilisée dans l'alimentation indienne).

A venir : du soja et des pommes de terre enrichies en protéines
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