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Faut-il avoir peur des OGM ?

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© Carla WATTIAUX, galerie photo de l'Internaute
Si toutes ces perspectives semblent prometteuses, il n'en demeure pas moins que pour l'instant, l'essentiel des cultures ne sont pas vraiment à vocation environnementale ou sanitaire. Le maïs Bt (résistant à un insecte, la pyrale du maïs), représente 13 % du total de la superficie de plantes génétiquement modifiées dans le monde. Six autres variétés se partagent l'essentiel des surfaces cultivées restantes : le colza tolérant à des herbicides, le coton tolérant à des herbicides, le coton alliant la technologie Bt et la tolérance aux herbicides, le maïs tolérant à des herbicides, le coton Bt, et le maïs alliant la technologie Bt et la tolérance aux herbicides. Bref, la diversité n'est pas au rendez-vous.

Ne pas faire d'amalgame
Mais parler des OGM en général est réducteur. Si les avancées pour les agriculteurs semblent sérieuses (ces derniers estimant que leur travail est simplifié et que les cultures OGM sont plus rentables), le bénéfice pour le consommateur est plus contestable. Après les scandales de la vache folle et du sang contaminé, le consommateur français est devenu méfiant.

Un danger pour la santé ?
Des études italiennes et australiennes ont notamment montré chez les souris que ces dernières pouvaient développer des réactions allergéniques. Mais selon Jean-Michel Wal, membre du groupe OGM de l'Autorité européenne de sécurité alimentaire, "les études toxicologiques chez le rat à 90 jours sont difficiles à faire et à interpréter. On ne sait pas étudier un aliment complet, qu'il soit OGM ou pas." Un des autres problèmes, c'est que ce sont les firmes productrices qui procèdent aux études demandées par les autorités publiques pour les autorisations de commercialisation. Ces dernières n'ont pas les moyens de financer de telles études, très coûteuses. De plus, elles demeurent inaccessibles au public pour des raisons de concurrence.

Un danger pour l'environnement ?
Sur le plan de l'environnement, les incertitudes sont là aussi très grandes. Par précaution, le respect de certaines normes doit également être respecté. Les producteurs de maïs Bt obligent par exemple les agriculteurs à garder au moins 20% de maïs traditionnel, et en France une parcelle d'au moins 50 mètres doit être respectée entre les cultures OGM et non-OGM. Les périodes de semis seront en plus décalées pour écarter tout risque de contamination croisée lors de la floraison. Pour finir, si une variété est suspectée de contaminer les autres champs, elle pourra se voir supprimer son autorisation de commercialisation.

Ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain
Encore une fois, rappelons que toutes le recherches ne sont pas destinées à une commercialisation à grande échelle. La plupart ne vont d'ailleurs jamais aboutir, mais développer des plantes adaptées à des conditions particulières, pour des pays ou des populations n'ayant pas de moyens de développer une agriculture "traditionnelle" est-il condamnable ?

Sur le Web
» infogm : une association qui met en garde les citoyens sur les dangers des OGM
» farmingsolutions.org (an anglais) : d'autres pistes pour améliorer l'agriculture
» agrisalon : toute l'actualité des OGM
» greenpeace.org : le dossier de l'association sur les OGM
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