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Des plantes vaccinées

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Vignoble alsacien. © Patrick Paicheur, galerie photo de l'Internaute
Il n'y a pas que les animaux qui sont atteints de virus. Les végétaux aussi sont atteints, et la lutte contre ce fléau est particulièrement difficile. D'où l'intérêt de développer des espèces auto-résistantes.

La technique de transfert génétique s'inspire directement des vaccins : on introduit dans la plante une forme atténuée du virus (l'enveloppe vide par exemple), qui devient résistante en cas d'attaque. Les fruits et légumes, particulièrement sensibles aux virus, font partie des essais les plus courants. Des papayes génétiquement modifiées sont par exemple déjà commercialisées à Hawaï, et le seront bientôt dans toute l'Asie du Sud-Est

Des pieds de vigne OGM
La vigne, très touchée par le virus du court-noué, fait partie des recherches les plus avancées à l'INRA. Des spécimens de pieds de vigne sont cultivés en serre au laboratoire de Colmar, et ont reçu une autorisation pour être cultivés en plein champ. Ces derniers ont été génétiquement modifiés avec une souche de virus désactivé. Pour limiter les risques de dissémination, les chercheurs ont choisi une espèce qui n'est plus cultivée en France, le Pinot Meunier. De plus, seul le porte-greffe (le pied de vigne) est génétiquement modifié : les branches qui portent les raisins sont elles normales. Aucune fleur ne sera donc produite sur l'essai, et la contamination d'autres champs par le pollen ou les graines est impossible.

Les parasites, cible des recherches
Les nématodes sont des petits vers qui dévorent les plantes de l'intérieur. Ils sont responsables de 10% des pertes dans l'agriculture chaque année, ce qui représente environ 67 milliards d'euros. Les bananes, le soja et les pommes de terre sont particulièrement touchées. Les méthodes transgéniques pour combattre les nématodes consistent à implanter des gènes de cystatine, une protéine présente naturellement dans le riz et le tournesol. Avec ce gène, le ver est détruit à 70%.

A venir : Des framboises résistantes à la "maladie de la grenaille", une pomme de terre invulnérable au PLRV (Potato leaf roll virus), des orangers résistants au tristeza.

Et aussi » Notre dossier sur les virus
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