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| Plateforme offshore. Image
© Shell |
Les techniques de récupération du pétrole ont considérablement évolué depuis
les débuts : on sait désormais forer à l'horizontale, avec plusieurs branches,
en pleine mer... Il est également possible d'injecter de l'eau, de la vapeur,
ou du gaz sous pression dans un réservoir pour récupérer une fraction plus importante
du pétrole qui s'y trouve. Alors qu'autrefois, on se contentait d'ajuster le débit
naturel d'un réservoir à l'aide d'une valve régulatrice, le débit est maintenant
contrôlé à la seconde près par ordinateur, qui commande la position des puits,
la pression d'injection d'eau ou de gaz.
De 3 à 80% du pétrole récupéré
Le taux de récupération du pétrole (que l'on ne connaîtra que lorsque le réservoir
sera abandonné) varie énormément d'un champ à l'autre. Ainsi le taux actuellement
constaté n'est que de 3% pour certains réservoirs dits "compacts fracturés", où
l'huile circule très difficilement, mais de plus de 80% lorsque la roche qui contient
le pétrole est très poreuse, comme les anciens récifs coralliens.
Si la moyenne du taux de récupération augmente (elle a augmenté de 40% au cours
des 30 dernières années), "la technologie ne peut pas transformer un réservoir
compact en réservoir poreux", explique Jean Laherrer. On pourra produire certains
gisements plus rapidement, mais leur rendement sera très peu amélioré.
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| Grand nord : exploitation à risques.
Image © Shell |
D'autre part, en confondant vitesse et précipitation, le résultat peut s'avérer
catastrophique : en pompant trop vite, la pression chute dans le puis et il devient
encore plus difficile d'extraire le pétrole.
L'AIE estime qu'il faudra au moins attendre 2030 pour mesurer les éventuels
impacts des nouvelles technologies. A terme, elles permettraient d'extraire 300
milliards de barils supplémentaires, mais à un coût incertain.