Journal du Net > Science  > Environnement > Dossier > Pétrole : faut-il croire à la pénurie ?
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Les puits horizontaux et multidirectionnels Source : Schlumberger

Connues en anglais sous l'acronyme EOR (Enhanced Oil Recovery), les nouvelles techniques d'extraction assistée ont permis des gains significatifs dans le recouvrement des réserves.

» Le forage gainé : le pipeline est enfermé dans un tube fixé à la pierre. Ce dernier permet de garder le pipeline en place pendant le forage. Cette technique est cependant réservée à des faibles profondeurs.

» Les pipelines extensibles : un puis classique est de plus en plus étroit au fur et à mesure qu'on creuse. Par exemple, pour atteindre un puits de 20 cm de diamètre à la profondeur voulue, il faut démarrer avec un diamètre de 80 cm. Le pipeline extensible permet de démarrer directement au diamètre final, réduisant ainsi la taille des puis et l'énergie dépensée.

» Les puits horizontaux et multidirectionnels : voir image

» La récupération chimique et bactérienne : Les surfactants (molécules à double face hydrophile/hydrophobe) augmentent la saturation résiduelle du pétrole (qui se mélange à l'eau), permettant une meilleure récupération. D'autres substances polymères peuvent influer sur la perméabilité des couches et la viscosité de l'eau injectée. Le but est de faciliter le déplacement sous-terrain du pétrole en modifiant ses propriétés. La récupération bactérienne part de la même idée, mais se veut plus écologique. On stimule ou on injecte des bactéries qui produisent naturellement des surfactants, diminuant ainsi sa viscosité. Ces deux méthodes permettent d'éviter l'injection de grosses quantités de liquide. Mais le contrôle de la viscosité est assez imprévisible.

» L'injection de CO2 : Aux Etats-Unis, on expérimente depuis plusieurs années déjà l'injection de dioxyde de carbone (CO2) dans les puis. Non seulement cela permet d'augmenter le taux de récupération entre 5 et 15% (le pétrole se dissout dans le gaz et devient plus fluide), mais c'est aussi une technique de stockage de ce gaz à effet de serre.

Reste des zones encore inaccessibles, ou du moins nécessitant des investissements trop lourds : zones polaires soumises à des conditions climatiques extrêmes, massifs montagneux où les couches géologiques sont fortement déformées ou déplacées par des mouvements tectoniques (l'exploration sismique est dans ce cas très peu fiable).

Au niveau technique, on ne peut guère descendre en dessous de 7000 à 8000 mètres de profondeur, les hautes pressions et températures nécessitent l'utilisation de matériaux exceptionnellement résistants. Et les risques d'éruption ou d'effondrement de puis deviennent trop élevés.

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