Journal du Net > Science  > Environnement > Dossier > Pétrole : faut-il croire à la pénurie ?
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Une exploration qui ne doit plus rien au hasard Image © IFP

L'exploration pétrolière vise à rechercher les pièges à hydrocarbure, et à calculer si les réserves supposées sont assez importantes pour entreprendre un forage.

Avant de se lancer dans les travaux, les ingénieurs se posent de nombreuses questions : la roche-mère a-t-elle généré une quantité suffisante d'hydrocarbures ? Le réservoir est-il suffisamment bien fermé pour que les hydrocarbures en soient pas dégradés ? Existe-t-il des risques au forage (haute pressions, échappement de gaz..) ?

Du hasard à la technique

Dans les trois premiers quarts du 20ème siècle, les compagnies ont d'abord exploité les champs pétroliers directement accessibles. Il faut dire qu'au début, on trouvait même du pétrole suintant à la surface (ces derniers pouvaient cependant réserver de mauvaises surprises : parfois il n'y avait pas grand-chose en dessous).

Au bout d'un moment, les compagnies se sont tournées vers des études sur la nature des terrains pour leur exploration. On cherchait des couches géologiques bombées susceptibles d'être des réservoirs. C'est le début de nombreuses découvertes dans les années 1920. Mais de nombreux reliefs de ce type sont invisibles en surface, car ils ont été érodés et recouverts par des dépôts plus récents. De plus, trop près de la surface, le pétrole est déjà fortement dégradé par oxydation.

"La réflexion sismique permet ainsi de "voir" le profil géologique en profondeur"

Ce n'est qu'à la fin des années 1930 que de vraies méthodes scientifiques vont faire leur apparition. La réflexion sismique permet ainsi de "voir" le profil géologique en profondeur. On provoque une petite explosion, et on mesure le temps de déplacement de l'onde avec un émetteur. Quand l'onde rencontre une roche de nature différente, une partie se réfléchit et le reste continue de se propager, en général à une vitesse différente. Les premières ondes qui remontent sont celles des couches les plus proches de la surface, puis les échos des couches les plus profondes parviennent progressivement. Grâce à une estimation de la vitesse des ondes dans chaque couche, on reconstitue une "coupe" du sous-sol.

Aujourd'hui, l'informatique permet de modéliser parfaitement les différentes données. Mais choisir telle ou telle vitesse induit des différences considérables dans les résultats, et l'exercice de prospection demeure incertain.

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La modélisation des champs en 3D par Total

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