Jusqu'au milieu du XXème siècle, les météorologues ne disposaient
que de mesures au sol pour établir leurs prévisions. Aujourd'hui, même avec les
satellites, les moyens terrestres sont encore largement utilisés.
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| Station automatique Nivôse de la Meije (Hautes
Alpes). Photo © Meteo France |
» Les
stations météo
Il existe plus de 12 000 stations
météorologiques réparties autour de la planète (554 en France). Ces stations mesurent
en continu la pression atmosphérique, la vitesse et la direction du vent, la température,
la quantité de pluie, le rayonnement… Les données sont transmises automatiquement
aux centres de prévision par satellite. Bien utile dans les zones difficiles d'accès,
comme les régions polaires, les déserts, ou la haute montagne.
» Les
radars au sol
Leur portée peut atteindre les 400 km, leur permettant
de mesurer avec précision la localisation et la densité en eau des nuages. Leur
rôle est très important surtout à l'approche d'un ouragan car ils permettent d'affiner
les prévisions de trajectoire et d'impact sur une île. Les radars modernes sont
capables de détecter des masses aussi fines que des gouttes de pluie.
» Les
mesures en mer
Le point faible des mesures au sol, c'est la couverture
des océans. "Il y a un manque criant de stations météo en mer, alors que les
océans jouent un rôle majeur dans l'évolution météorologique", explique Robert
Kandel. Il existe bien des bouées fixes ou dérivantes, mais elles sont à peine
800 dont 150 ancrées. Ces bouées représentent quand même des avant-postes
très intéressants lors des phénomènes cycloniques : contrairement aux images satellites,
leurs données brutes sont immédiatement exploitables. Il faut enfin noter que
certains bateaux et avions sont aussi équipés d'instruments de mesure météorologiques
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| Un ballon météorologique. Photo
© DR |
» Les
ballons-sondes
Ces petits ballons gonflés à l'hélium sont équipés
de divers instruments de mesure et envoyés dans l'atmosphère. Ils sont chargés
de recueillir une série de paramètres (température, humidité, vitesse du vent…)
au fur et à mesure de leur ascension. Les données sont directement communiquées
à la station au sol. Quand la pression est trop faible (au-delà de 30 km d'altitude),
le ballon explose. Un petit parachute permet de ne pas abîmer les instruments,
mais de toutes façons les données utiles ont déjà été transmises.