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| Le spectromètre IASI du satellite Metop sonde
les couches de l'atmosphère. Photo © ESA |
L'arrivée des satellites dans les années 1960 a complètement révolutionné
la météorologie. Grâce à leurs observations, on est en mesure d'avoir une vision
d'ensemble des phénomènes météo et de couvrir la totalité du globe terrestre.
Un réseau de satellites pour couvrir la Terre
Deux types
de satellites sont utilisés. Il y a d'abord un réseau de 7 satellites géostationnaires
(les américains GOES-Ouest et GOES-Est, le russe GOMS, le japonais GMS, le chinois
Fengyun-2, l'indien Kalpana, et l'européen MétéoSat) qui gravitent à une orbite
de 35 800 km au-dessus de la Terre. Ces derniers couvrent ensemble toute
la surface terrestre, à l'exception des pôles. MétéoSat est par exemple positionné
au-dessus du méridien de Greenwich et couvre principalement l'Europe et l'Afrique.
D'autres satellites, dits de basse altitude, tournent autour de la Terre
entre 700 et 1500 km d'altitude. A raison d'un tour de la Terre toutes les 100
minutes environ, ils couvrent ainsi à chaque passage une bande de 3000 km de large.
Comme la Terre tourne aussi sur elle-même, la bande de défilement est décalée
vers l'ouest à chaque passage.
Grâce à leur basse altitude, ces satellites
produisent des images de grande précision (voir page suivante).
Des phénomènes
météo qui échappent encore aux satellites
Pour autant,
les satellites ne constituent pas la solution miracle des prévisions météo. D'abord,
contrairement aux ballons-sondes, les satellites ne mesurent pas directement les
paramètres de l'atmosphère, mais les reconstituent à partir du rayonnement renvoyé.
On n'a donc qu'une mesure indirecte. De plus, les satellites sont pour l'instant
très mauvais dans la détection du vent - un paramètre pourtant fondamental - et
n'arrivent pas vraiment à appréhender ce qui se passe à l'intérieur des nuages
(changement de l'état de l'eau, micro-pollution…)
| L'interprétation des données donne lieu à une marge d'erreur
de 10%. |
D'autres exemples : les radars infrarouges détectent les nuages les plus élevés,
mais pas ceux qui se cachent en-dessous. Les micro-ondes "voient" à travers la
couverture nuageuse mais évaluent mal les distances. Quand à l'infrarouge spectral,
il mesure la température maximale et minimale mais n'est réellement fiable que
quand le temps est dégagé.
Bref, l'interprétation
des données donne lieu à une marge d'incertitude de 10%. Et c'est souvent cette
marge qui engendre des erreurs de prévision par la suite.
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Dossier :
Ces
satellites qui veillent sur nous