Imaginons un instant que nous cessions toutes les
activités qui causent le réchauffement : il faudrait
alors attendre plusieurs siècles avant un retour
à la normale. Pourquoi ? Car le principal gaz à
effet de serre, le CO2, se désintègre sur une période
très longue. Mais que cela ne soit pas une raison
pour ne pas réagir. Si nous continuons à alimenter
le réchauffement, les dommages climatiques seront
destructeurs pour l'environnement et les populations,
y compris humaines.
Les conséquences physiques négatives
sur les populations humaines
Les experts du GIEC ont consigné dans leur dernier rapport six conséquences du réchauffement climatique qui touchent les populations humaines :
» La baisse des ressources en eau dans les régions sèches tropicales.
» La grande extension des zones touchées par des maladies comme le paludisme ou le choléra.
» Les très forts risques d'inondations, du fait des précipitations croissantes.
» La forte mortalité estivale à cause des canicules.
» Une plus forte consommation d'énergie pour la climatisation visant à lutter contre la chaleur.
» La baisse des rendements agricoles.
Vous raisonnez à l'échelle globale et vous dites que finalement, le malheur des uns fera le bonheur des autres ? Non. Si effectivement le réchauffement climatique peut avoir quelques effets "bénéfiques" dans certaines régions, ces effets ne font pas le poids face aux conséquences négatives.
Les conséquences positives : vraiment ?
» Une
faible mortalité en hiver. Elle ne fait
que compenser la mortalité estivale.
» Faible
consommation d'énergie pour le chauffage.
Compensée par l'énergie utilisée pour la climatisation.
» Augmentation
des ressources en eau dans certaines régions.
Face à une pénurie dans d'autres zones…
» Ouverture
de nouvelles routes de navigation aux pôles.
Les glaces reculent et les bateaux avancent. Une
vraie bonne nouvelle ? Oui, pour ceux qui veulent
exploiter le pétrole localement… Donc pas vraiment
une conséquence bénéfique.
Quelle solution ?
La consommation d'énergie fossile, à ses débuts,
ne suscitait pas les mêmes débats, car nous ne savions
pas alors quelles en seraient les conséquences.
Mais aujourd'hui que nous les avons bien cernées,
pouvons-nous tout changer ?
Disons-le : commencer à protéger notre environnement
va aussi avoir des impacts économiques non négligeables.
Déjà les compagnies d'assurances vont revoir leurs
cartes géographiques pour mieux envisager les zones
dites à risques. Mais l'enjeu principal réside dans
notre consommation de pétrole. Biocarburants, énergies
solaire, éolienne, nucléaire : toutes les pistes
sont à explorer pour trouver des sources
d'énergies propres.