Les savants calculs de la composition chimique
de l'atmosphère ne vous parlent pas ? Malheureusement,
des conséquences déjà observables sont là
pour convaincre.
L'augmentation de la température moyenne de
la Terre est estimée à environ 0,6% depuis le
milieu du XXe siècle. Attention, ce chiffre peut
paraître faible mais le réchauffement, c'est
une hausse des températures moyennes
des eaux océaniques de surface et de l'atmosphère.
C'est pourquoi les régions polaires par exemple
enregistrent une hausse des températures bien plus
importante que les régions plus chaudes ou tempérées.
Cette augmentation est aussi à l'origine de fortes
précipitations. Le troisième rapport du GIEC
(2007) fait ainsi état d'un changement de répartition
des précipitations. A cause du réchauffement,
elles sont, dans l'hémisphère Nord, plus importantes
au niveau des moyennes et hautes altitudes. Au contraire,
dans les zones subtropicales, elles se raréfient.
Globalement, on constate une progression de l'humidité.
Réchauffement des eaux océaniques, réchauffement
des températures moyennes atmosphériques… Pas étonnant
que l'évaporation s'emballe elle aussi.
Certains avancent également que les phénomènes
El Niño sont plus rapprochés dans le temps.
Attention : Nous ne sommes en rien certains que
cette hypothèse soit vraie. Cette idée est construite
à partir de l'élévation des températures
des eaux océaniques de surface. Toutefois, on connaît
mal ses conséquences sur les courants marins et
les upwellings. Prudence donc.
De même on entend couramment que le réchauffement
est à l'origine d'une augmentation numérique des
cyclones et typhons. Nuançons : ils ne sont pas
beaucoup plus nombreux dans l'ensemble, en revanche
ils sont plus puissants. Quand avant vous aviez
100 cyclones ou typhons de catégories 5 sur 300,
aujourd'hui vous allez en compter 200. C'est leur
violence qui s'est développée, pas leur récurrence.
Ces phénomènes sont aussi une conséquence directe
du réchauffement des eaux océaniques.
En savoir plus Comment...
Se forme El Niño ?