Tout ou presque a été dit sur ce sujet. Essayons
de faire le tri.
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| Surface du couvert neigeux au sommet du Kilimanjaro en février 1993 et février 2000. Photo © DR |
Les glaces en danger
La première conséquence environnementale du réchauffement concerne les glaces.
Les banquises perdent en surface et en volume. En
surface, parce qu'elles couvrent des territoires
de moins en moins grands. En volume, parce qu'au
fil des années elles s'amincissent.
Ce changement est très rapide et lourd de conséquences.
Ainsi, le Groenland a perdu, en 2003, 80 milliards
de tonnes de glace et 230 milliards en 2005.
La fonte des banquises est alarmante car ses effets
sont autant climatiques qu'environnementaux. A la
fois elle est responsable, en partie de la hausse
des niveaux marins, autant que de lourdes perturbations
des écosystèmes. En disparaissant, ce sont des
centaines de communautés animales et végétales qui
sont menacées.
Le recul des glaciers de montagne
Concernant les glaciers, attention aux conclusions
hâtives. Quasiment tous les glaciers présents à
la surface de la Terre sont en phase de recul. Oui
mais, il ne faut pas obligatoirement interpréter
cela comme une conséquence du réchauffement. Elle
peut l'être comme être le fait d'autres facteurs
comme les précipitations. De plus, le recul des
glaciers n'est pas un fait récent. Toutefois, il
est vrai que le phénomène semble s'accélérer. Il
faut aussi préciser que les chercheurs ont un grand
manque de données sur le sujet. Seule une petite
partie de tous les glaciers a été étudiée.
La hausse des niveaus marins
Plusieurs dizaines de millimètres. C'est à cette valeur floue que l'on évalue actuellement la hausse moyenne des niveaux marins à la surface du globe, au cours du XXe siècle. Cette hausse est due à la fonte des glaces. Mais pas seulement. Le réchauffement des eaux conduit à une hausse de leurs volumes et comme les océans sont très profonds, cette hausse n'est vraiment pas négligeable.
Courants marins et catastrophes naturelles
Contrairement à ce que l'on entend, on ne sait
pas réellement mesurer l'impact du réchauffement
climatique sur les activités des courants marins.
A l'heure actuelle, nous ne disposons pas d'indices
fiables nous permettant d'explorer cette hypothèse.
Tout comme les catastrophes naturelles. Volcanisme
accru, tsunami... Impossible également de
les relier au réchauffement climatique. Cela
ne signifie pas qu'ils le sont peut-être mais aucune
preuve scientifique ne le prouve aujourd'hui.