A l'exercice prédictif, beaucoup se sont essayés.
Cataclysmes, volcanisme désastreux, tsunamis, cyclones ? Que va-t-il se passer
vraiment ? Disons-le clairement : nous sommes bien incapables de le dire aujourd'hui
avec certitude. Toutefois, il nous est permis, afin d'éclairer le citoyen
perdu au milieu de scénari catastrophiques trop souvent livrés par des
non scientifiques (nombre de catastrophes naturelles sont dues à des phénomènes
complexes où le climat n'est pas le seul facteur déterminant), d'imaginer différents
modèles viables qui pourraient effectivement se produire.
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| Le Gulf stream est-il menacé de disparition
? Fausse rumeur ou fait probable ? Photo © Terra Nova |
Ces modèles mathématiques et informatiques eux-mêmes,
quelle que soit leur complexité (certains sont capables d'intégrer des
variations climatiques comme le phénomène El Niño) ne sont pas sûrs
à 100%. Ils sont d'ailleurs plus utilisés pour mieux chercher les causes
du réchauffement que pour vous donner les prévisions météo de 2050.
L'un
des paramètres les plus incertains est bien sûr l'évolution
des comportements humains : comment connaître l'état climatique en 2100 alors
que nous ne savons pas comment nos activités vont évoluer ? Allons-nous réduire
significativement nos productions de gaz à effet de serre, ou les augmenter encore
? Les prévisions établies par les membres du GIEC, dans leur dernier rapport,
ne prennent pas en comptent d'éventuels changements dans les activités humaines,
ce qui est sans doute la meilleure attitude à adopter.
Perspectives
peu réjouissantes tout de même
Ces réserves faites,
les experts estiment que le réchauffement va se poursuivre au cours du XXIe siècle.
Evidemment, il va s'accentuer et s'aggraver si nous continuons nos activités de
la même manière. Bien entendu si nous les réduisons, le réchauffement ne sera
pas stoppé net car les mécanismes naturels sont longs.
Les changements constatés
en seulement 30 ans sont alarmants. Le climat étant un phénomène s'exprimant à
la fois sur les longs, moyens et courts termes. Quels peuvent être les impacts
à long terme du réchauffement actuel ?
» Encore
plus chaud. Les climatologues prévoient pour les années 2100 une hausse
des températures moyennes comprises entre 1,1°C et 6,3°C. Ils estiment que la
hausse la plus probable s'inscrit dans la fourchette 1,8-4°C.
» Donc
beaucoup plus humide. Du fait du réchauffement, l'humidité de l'air va
augmenter. Tout comme les précipitations. Evaporation oblige. A priori, les précipitations
seront plus importantes en hiver, principalement dans l'hémisphère Nord, et en
particulier aux latitudes moyennes et hautes.
» Encore
moins de neige et de glace. Les couverts neigeux risquent de continuer
à diminuer, encore et encore, tout comme les calottes glaciaires. Ce phénomène
est d'autant plus vrai dans l'hémisphère Nord qui subit le plus le réchauffement
climatique. L'Antarctique souffre moins aujourd'hui du réchauffement et le XXIe
siècle ne devrait pas lui être fatal. Mais il n'en est pas éternel pour autant.
» Les changements de courants marins.
Températures, vents etc. Les courants marins sont des acteurs actifs du climat.
Potentiellement touchés par le réchauffement climatique, ils peuvent entraîner
d'autres complications.