Bien que la théorie de l'état stationnaire
ait connu une forte popularité, les études menées sur l'Univers n'ont fait que
conforter la théorie du Big Bang. Pourtant, de nombreux scientifiques marquent
une certaine réticence à son encontre et tentent de trouver d'autres théories.
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| | Ironie
du sort, Arno Penzias (à droite) et Robert Wilson, découvreur du
fond diffus cosmologique n'étaient pas adeptes de la théorie du
Big Bang. Photo © DR | |
Des théories peu concluantes
Hamnes
Alfvén, physicien et prix Nobel de physique en 1970 pour ses travaux sur la
physique des plasmas, se lance dans une théorie plus que contestable. Partant
d'un Univers plasma, il estime que les phénomènes électromagnétiques sont
supérieurs aux gravitationnels. Une idée qui va à l'encontre des travaux d'Einstein.
Cette théorie sera vite abandonnée.
Edward Milne s'est basé sur
des cosmologies newtoniennes. Il interprète l'expansion de l'Univers comme des
mouvements de galaxies dans un espace statique, entre autres. Avec la découverte
du fond diffus cosmologique, sa théorie ne tient pas.
Autres scientifiques
peu convaincus par le big Bang et c'est une sacrée surprise : Arno Penzias et
Robert Wilson, les astrophysiciens qui ont capté en premier le rayonnement fossile
grâce à une antenne. Ne croyant pas à la véracité de leur découverte, ils ont
préféré à la théorie du big Bang, l'état stationnaire.
Théorie
d'un état quasi-stationnaire
Les "allergiques" du Big Bang ne pouvant se faire à la non recevabilité de
l'état stationnaire tentent de gommer ses imperfections en proposant la théorie
d'un état quasi stationnaire. Jayant Narlikar, astronome en est
un des concepteurs. Ne pouvant fermer les yeux sur le rayonnement fossile, argument
anéantissant l'état stationnaire, il explique la création de matière par des phénomènes
successifs d'expansion et de contraction de l'Univers. Une théorie qui n'a pas
fait mouche auprès de la communauté scientifique car ce modèle était incapable
d'expliquer les observations faites sur le "cri de l'univers".
Face à son incapacité à élaborer une autre théorie fiable, Narlikar se range
au côté des pro Big Bang. Fed Hoyle, lui-même, opposant de la première heure s'y
"plie" également.