Comme toute théorie naissante, le propre des scientifiques est de la mettre en doute. Il est essentiel dans la science. Le Big Bang n'y déroge pas et des failles sont décelées dans son fonctionnement. D'autres théories sont alors mises en avant dont celle de Fred Hoyle, l'état stationnaire. Mais deux découvertes, en plus de l'expansion de l'Univers justifient le big Bang et enterre l'autre définitivement.


 
Succédant au satellite Cobe, le WMAP de la NASA a permis d'étudier ce fond diffus cosmologique. Photo © DR
 

Le fond diffus cosmologique

Il vous est certainement déjà arrivé de voir apparaître sur votre vieux poste de télévision de la neige. Défaut d'antenne me direz-vous. Vrai et faux. 1% de la responsabilité revient à un rayonnement fossile de l'Univers vieux de 380 000 ans : le fond diffus cosmologique.

En 1965, deux jeunes radioastronomes du laboratoire de la Bell Telephone, Arno Penzias et Robert Wilson, découvrent cette onde radio complètement par hasard. Leur antenne de 6 mètres de haut capte un étrange signal radio venant de toutes les directions célestes, qui perdure et n'évolue pas avec le temps. Cette découverte inopinée leur vaudra tout de même le prix Nobel de physique en 1978. Un hasard qui fait bien les choses.

D'autant plus qu'il tombe à pic pour légitimer les travaux d'un certain Georges Gamow, ardent défenseur de la théorie du Big Bang. L'expansion de l'Univers n'étant plus à prouver avec les travaux de Friedman et de Lemaître, le physicien d'origine russe émet l'idée que sa naissance s'est produite au cours d'une phase très chaude et dense. La matière y est très compactée. Par conséquent, la naissance du cosmos se serait accompagnée de la diffusion d'un rayonnement intense encore perceptible à l'heure actuelle. Il s'agit bien du fond diffus capté par les deux jeunes savants en 1965. Il s'est propagé au moment de la phase de recombianiason, 380 000 ans après le Big Bang. La densité du cosmos a diminué grâce au couplage des électrons libres aux noyaux atomiques, ainsi la lumière a pu passer et se diffuser.

Abondance des éléments légers

Ces éléments légers correspondent à tous les isotopes d'hélium, d'hydrogène et de lithium. D'où viennent-ils ? Deux hypothèses s'opposent

: - ils ont été synthétisés lors de la nucléosynthèse primordiale par l'association de nucléons (protons et neutrons).

- Ils sont élaborés dans les étoiles au cours du temps. L'hydrogène se forme en premier puis fusionne pour donner l'hélium puis des éléments plus lourds.

Une étude de l'abondance des éléments légers a été menée dans les quasars lointains (donc vieux), des noyaux actifs de galaxies alimentés par un trou noir massif. Les scientifiques y calculent le rapport de la densité de photons à la densité de baryons (neutrons, protons, noyaux atomique). Il est quasi constant depuis la nucléosynthèse primordiale. Ce résultat légitime l'abondance des éléments légers ainsi le modèle du Big Bang. Quant aux éléments lourds, ils se créent dans les étoiles.

 

 




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