Missions sur Mars

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Sujet illustré

Confrontés à ces images de ravines s'écoulant de chaque côté des cratères, les scientifiques émettent fortement l'idée que l'eau en est la cause. Mais il faut apporter la preuve qu'elle existe encore sur Mars.

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Mars Odyssey a détecté de l'eau sous forme de glace à environ trois mètres de profondeur. Photo © NASA
 

Une présence confirmée

La température et la pression atmosphérique sont telles sur la planète rouge que la présence d'eau sous la forme liquide est à exclure. Mais peut-être qu'elle existe sous une autre forme ? Au vu des clichés pris à la surface martienne, il y règne plutôt un climat désertique qu'autre chose. Une vision qui va vite changer grâce à l'envoi d'une nouvelle sonde américaine qui n'est autre que Mars Odyssey.
Le 7 avril 2001, Le décollage est une réussite. La sonde atteint l'orbite martienne en février 2002. Sa mission débute : cartographie de la surface lunaire et détermination de la présence d'eau sur le sol martien. Différents spectromètres présents à bord de la sonde Odyssey passent au crible le sol martien et analysent les strates géologiques. Bingo ! Le 28 mai 2002, la sonde fait connaître à la Terre qu'elle ne serait plus la seule à renfermer ce précieux liquide. En effet, le GRS (Gamma Ray spectrometre) détecte à quelques mètres de profondeur une forte concentration en hydrogène, signe de présence d'eau sous forme de glace. Cette découverte se réalise dans une région située à la latitude 60° Sud.

Premier pas européen

Face aux échecs à répétitions de la Russie, l'Europe décide de se mettre sur les rangs pour étudier Mars et de jouer à jeu égal avec les Américains. L'ESA, l'Agence Spatiale Européenne, envoie Mars Express le 2 juin 2003. Outre une sonde, elle comprend également un petit robot, Beagle 2, dont la mission est d'arriver en un seul morceau sur le sol martien et de l'arpenter de long en large. A son bord, un bras robotisé, un perforateur et un spectromètre de masse.
Malheureusement après la scission, les scientifiques de l'ESA n'arriveront jamais à reprendre contact avec le petit module. Cet échec est largement compensé par le bon fonctionnement de la sonde en orbite autour de Mars. Elle détecte et ainsi confirme la présence de glace et de neige carbonique au pôle sud martien. Cette région se présente sous la forme d'une calotte glaciaire et les premières images détaillées transmises sont réalisées par Mars Express Orbiter.
Mais sa mission n'en reste pas là ; grâce à son spectromètre infrarouge PFS, la sonde relève une forte concentration de méthane, un gaz dont l'origine pourrait être soit volcanique, soit bactérienne. Ce résultat laisse supposer la présence d'une vie potentielle sur Mars.

 

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