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L'histoire de l'Univers fait intervenir l'inflation, expliquée par la gravité répulsive qui surgit, relativité générale oblige, d'un état de faux vide à pression négative.
Illustration d'après NASA/
WMAP Science Team
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Si un champ de Higgs existe, il aurait été responsable, au tout début de l'Univers, d'une
pression négative, pression qui, d'après les équations de la relativité générale, provoque une
gravité répulsive expliquant l'inflation.
Selon Einstein, la gravité est liée à la présence de matière-énergie. Elle dépend donc d'une part de la densité d'énergie potentielle (toujours positive)
et d'autre part de la pression exercée par la matière sur son environnement, la pression étant finalement une forme d'énergie.
Cette pression peut être positive ou négative (un exemple de pression négative est la pression du vide, on peut aussi l'envisager comme l'analogue de la tension d'un ressort). Dans la plupart des cas, la pression négative est négligeable devant l'énergie potentielle, mais dans le cas d'un champ de Higgs, les conditions aux tous premiers instants de l'Univers auraient conduit à une pression négative largement supérieure à l'énergie potentielle, basculant ainsi le signe de la "gravité".
Le champ de Higgs, qui est un champ dit scalaire (il n'est pas orienté), a produit (dans la théorie inflationnaire d'Alan Guth que nous simplifions ici à l'extrême), à mesure que l'énergie s'abaissait après le Big Bang, des "faux vides", états de grande "tension" et sortes de bulles bourrées de pression négative. Ces bulles se caractérisent donc par une gravité répulsive : l'espace(-temps) lui-même se dilate d'un facteur gigantesque. C'est l'inflation cosmologique.