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Sujet illustré

Connaître les vents du globe pour mieux prévoir les déplacements des ouragans.
Une autre raison, plus pratique - et liée à une forte demande -, d'étudier l'atmosphère, c'est la prévision du temps.

L'époque où l'on se contentait d'observer les variations du baromètre pour prédire la météo est révolue. Aujourd'hui, la météorologie moderne réclame beaucoup plus d'informations.

Voir le temps depuis le ciel

En 1977, l'Agence spatiale européenne (ESA) place son premier satellite météorologique sur orbite géostationnaire, Météosat. Jusqu'à 1997, l'ESA a ainsi placé 7 satellites météorologiques portant le nom générique de Météosat.

Pourquoi des satellites pour prévoir le temps ? Les changements de temps se produisent en basse altitude, dans la couche inférieure de l'atmosphère. Oui, mais les stations terrestres ne peuvent surveiller que 20 % de la surface du globe. Les océans, par exemple, sont hors de leur portée. Seules les observations par satellite ont permis d'effacer progressivement ces "blancs".

Seuls les satellites placés sur orbite géostationnaire peuvent fournir ce type d'informations parce qu'ils permettent de couvrir une région sans interruption. La plupart des satellites météorologiques, comme les satellites d'observation, utilisent des radiomètres, ces capteurs sensibles à différents rayonnements.

Météosat-7, par exemple, fournit chaque demi-heure des images de la surface terrestre et de sa pellicule atmosphérique dans trois canaux de longueurs d'onde : le visible, qui montre les formations nuageuses, l'infrarouge thermique, indicateur des températures, et l'infrarouge absorbé par la vapeur d'eau, pour connaître l'humidité. Ainsi, Météosat-7 mesure en permanence les profils de température, d'humidité et de pression atmosphérique, ainsi que la direction et la vitesse des vents de la surface du sol à la stratosphère.

Des capteurs plus précis

En 2002, Meteosat-7 (même s'il continue à fonctionner) est remplacé par MSG-1, satellite Météosat de Seconde Génération. Suivi fin 2005 par MSG-2.

Quoi de neuf ? MSG est équipé d'un radiomètre de pointe qui observe la surface de la Terre et le couvert nuageux dans douze canaux spectraux différents (contre trois auparavant). Il fournit également des images très haute résolution. L'un de ces canaux permet, par exemple, de distinguer les nuages ordinaires, constitués de gouttes d'eau, des nuages composés de cristaux de glace. Utile pour prévoir plus précisément l'arrivée des orages, et répondre au besoin des transporteurs aériens par exemple.

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