La baie de San Francisco vue du ciel, sous différentes longueurs d'onde. © Nasa/GSFC/MITI/ERSDAC/Jaros, and U.S./Japan ASTER Science Team
|
"Image satellite". Le terme est devenu courant. Mais quet son ces images ? Pourquoi ces couleurs ? Qui les prend ?
Les satellites d'observations.
La course à la précision
Le pionnier dans l'observation de la surface terrestre, c'est Landsat, envoyé par la Nasa en 1972. Aujourd'hui, Landsat-7, placé en orbite en 1999, le remplace.
Plus perfectionné, offrant des images plus précises, il est équipé de 7 radiomètres (des capteurs sensibles aux rayonnements), 3 dans le visible, 4 dans le proche infrarouge. De quoi glaner des détails gros de 15 m. Cependant, il sera à son tour détrôné en 2011 par Landsat-8.
En Europe, le plus connu des satellites civils d'observation du sol terrestre, c'est Spot. Décidé en 1978 par la France, le programme Spot est réalisé par le CNES (Centre national d'études spatiales) en collaboration avec la Belgique et la Suède.
|
"Suivant qu'il s'agisse de blé ou de fraisiers, la lumière solaire n'est pas renvoyée de la même façon" |
Composé d'une série de satellites et d'infrastructures terrestres (17 stations sur les 5 continents), ce programme a débuté en 1986 avec Spot-1. Ont suivi Spot-2, en1990, Spot-3, en 1993, Spot-4 en 1998 et enfin Spot-5 en 2002. Situé à 822 km d'altitude en orbite héliosynchrone, ce dernier satellite offre des images d'une résolution de 2,5 mètres en noir et blanc et 10 mètres en couleur.
Ils voient tout
A quoi sert ce déploiement de machines ? A une meilleure connaissance du globe, de ses ressources, des dégâts causés par la pollution, des conséquences des intempéries importantes, de la déforestation… Les données fournies par l'imagerie satellite sont aussi une aide précieuse à l'exploration minière puisqu'elles dévoilent structure et nature des minéraux des roches et du sol. Elles permettent également l'étude des réseaux hydrographiques et des glaces.
De là haut, en effet, rien n'échappe aux satellites. En mesurant le rayonnement solaire réfléchi, ils peuvent "voir" le couvert végétal, connaître son degré de développement et le type de végétation qui y pousse. Car suivant qu'il s'agisse de blé, aux feuilles très inclinées, ou de fraisiers, aux feuilles horizontales, la lumière solaire n'est pas renvoyée de la même façon.
Ces satellites observent donc la Terre, dans un but scientifique, économique et militaire. Mais pas seulement. Ces mesures servent également la cartographie et, de plus en plus, l'archéologie.