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Mariner 80, peut-être le futur vaisseau qui transportera des hommes sur Mars.
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Source: Nasa
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Nous savons donc à quel moment. Oui, mais de quelle manière voyager ?
S'arracher à la pesanteur
La propulsion chimique est la seule utilisée jusqu'à présent. A l'aide d'un carburant spécial à base d'ergols, un aller simple vers Mars s'effectue en six mois. Evidemment, cela nécessite de gros réservoirs…
Pour rendre le vaisseau plus léger, et le voyage moins coûteux, il faudra produire une forte accélération au départ, histoire d'arracher le vaisseau à la pesanteur terrestre. Puis la fusée "glissera" pour le reste du voyage, entraînée par l'élan créé. Malgré tout, le voyage durera tout de même au moins un an aller et retour.
Voyage express ?
Pour réduire cette durée, il faudrait utiliser la propulsion nucléaire : grâce à l'énergie d'un réacteur à fission atomique, un aller simple vers Mars se ferait en trois mois. Mais ce type de moteur n'a jamais été testé sur des modules habités.
Encore mieux : on pourra peut-être raccourcir la durée du voyage à un mois avec un autre moyen de propulsion, ionique. Ce moteur de fusée d'un nouveau type utilise des champs électriques, des micro-ondes ou des ondes radio. En traversant un rideau gazeux, ceux-ci arrachent des électrons aux atomes, donnant naissance à des ions qui sont immédiatement accélérés dans un puissant champ électrique.
Cela provoque une poussée très efficace. Mais surtout, à la différence des moteurs traditionnels, ces moteurs ioniques peuvent rester allumés pendant tout le voyage et maintenir ainsi une accélération soutenue et constante.
Dans le vide spatial
Une fois dans l'espace, le vaisseau spatial avancera sans problème grâce à la force d'attraction du Soleil, comme les planètes, à une vitesse de croisière d'environ 25 km/s.
Il glissera comme sur des rails !
La fusée pourra aussi bénéficier des "vents" solaires - des rafales de particules - qui pousseront ses panneaux solaires comme des voiles ! Autre coup de pouce économique : le véhicule pourra aussi profiter du champ gravitationnel des planètes qu'il croisera en se laissant "porter" ...mais les ingénieurs de vols devront corriger la trajectoire du vaisseau en jouant avec ses moteurs pour éviter qu'il ne se mette en orbite
autour des astres trop proches.