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Des candidats psychologiquement solides

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Personne ne sait comment réagiront les hommes dès que la terre ne sera plus qu'un minuscule point parmi les étoiles.
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Photo : Nasa
Sur le plan psychologique, les héros de la conquête martienne devront avoir des nerfs d'aciers.

Espace et intimité restreints
Là haut, l'équipe de la mission devra rester soudée dans un environnement très exigu du fait du volume occupé par les équipements et les réserves d'eau et de nourriture nécessaires à la vie à bord. Pour les astronautes, rester six mois (soit un an aller-retour) dans un espace lilliputien, sans intimité, sera très éprouvant, aussi bien physiquement que moralement.

Les futurs voyageurs devront avoir chacun un espace réservé ou ils pourront se tenir seul afin de respecter un minimum de vie privée et d'intimité.

Un emploi du temps serré, fait d'expériences et de répétitions servira à pallier l'ennui, et à limiter les tensions et les idylles. Mais un coup de folie, comme un accès de claustrophobie (comme c'est déjà arrivé lors d'une mission soviétique Soyouz) ou de violence, peut toujours survenir. Et en cas de problème, impossible de rentrer en urgence.

Seuls et loin de tout
Ces pionniers risquent de ressentir une solitude immense loin de leur planète natale. De plus, les communications radios avec la Terre seront courtes et les questions seront séparées par des délais de 40 minutes avec les réponses !

Et comment réagiront les hommes une fois qu'ils ne verront plus la Terre depuis leur vaisseau ? Jamais aucun humain n'a vécu cela, et pareille situation est impossible à simuler... Les médecins russes croient à un risque d'accident psychique grave lorsque les astronautes ne verront plus la Terre de près, contrairement aux cosmonautes de l'ISS.

Quel est l'équipage idéal ?
D'après les résultats (pourtant peu probants) de la simulation Mars Desert Research en Utah, la Nasa a conclu que la mission serait constituée de 5 membres, avec une majorité d'hommes.

L'équipage sera constitué d'un biogéochimiste, d'un géologue/planétologue, d'un ingénieur de vol/pilote, et d'un homme à tout faire. Ce dernier sera le commandant de bord et aura une formation initiale d'ingénieur de vol. Il pourra également administrer des traitements médicaux de base et aura des notions dans les domaines scientifiques poursuivis par la mission.

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