En résumé Déclinée en bague, en collier ou encore en boucle d'oreille, l'ambre est une pierre semi-précieuse qui fascine. Les amateurs de beaux bijoux ne sont pas les seuls à les observer de près. Les scientifiques les recherchent ardemment et les étudient minutieusement mais pour des raisons non mercantiles. Les plus gros gisements d'ambres se situent au niveau de la mer Baltique. Pourquoi ? Pendant l'ère tertiaire, une immense forêt de conifères recouvrait l'ensemble de la région balte. La résine coulait à flot aussi bien des écorces que du sous sol, emprisonnant au passage de nombreux végétaux et autres organismes, aussi bien vertébrés qu'invertébrés. Ces fossiles se retrouvent parfaitement conservés 40 millions d'années plus tard. Une véritable manne pour les phylogénistes. Ils peuvent ainsi observer les changements opérés sur certaines espèces au cours du temps.
Cette résine fossile fait l'objet, malheureusement, de nombreuses contrefaçons. Mais plusieurs moyens existent pour confondre les faussaires. En approchant une aiguille chauffée près de l'ambre, une odeur de pin s'en dégage. Les fausses résines sont généralement confectionnées dans du plastique. Autre moyen de distinguer une fausse ambre d'une vraie : passer un coton imbibé d'acétone. La fausse se dissout à son contact.
Plusieurs mystères entourent l'ambre. En effet, des légendes prétendent que cette pierre possède des vertus curatives et porterait chance. Elle facilite la circulation du sang, calme la fièvre et les infections, combat l'asthme et décongestionne les voies respiratoires. Mais elle aurait, aussi, des pouvoirs thérapeutiques contre la fatigue et la dépression.
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"Les fantômes de l'ambre"
Par Ewa Krzeminska, Jean-Paul Haenni Ed. Musée d’histoire naturelle, Neuchâtel. 142 pages, 102 illustrations, 84 photographies couleur, broché. |