Chimie des cosmétiques

En savoir plus

Sujet illustré

Autre point qui fait bondir les associations de défense des animaux : les tests effectués en laboratoire sur des animaux, lapins, cobayes, chats, etc., par l'industrie cosmétologique. La directive européenne 76/768/CEE a déjà statué sur ce point mais elle est renforcée par la directive REACH adoptée fin 2006

 

 
Les cornées des lapins sont détruites par des produits destinés à créer du maquillage. Photo © Nicole SENE (galerie photos de L'Internaute)
 

Des essais polémiques

Pour pouvoir mettre sur le marché des produits cosmétiques, ils sont au préalable testés en laboratoire sur des animaux pour pouvoir observer les moindres réactions allergiques ou autres. Les associations de défense des animaux se sont élevées depuis plusieurs années contre ces pratiques qu'elles estiment "barbares et gratuites". Elles observaient des cornées de lapins brûlées par des gouttes destinées à l'élaboration de mascaras. Les lapins se retrouvaient complètement aveugles.

Depuis la mise en vigueur de la "directive cométique", le nombre d'animaux utilisé pour des expérimentations de produits cosmétiques a diminué de 4 200 à 1 600 en Europe.

Modernisation des techniques d'expérimentation

L'article 4 de la Directive cosmétique prévoit l'abrogation pure et simple des essais sur les animaux. Un calendrier a été mis au point en mai 2004 par un groupe d'experts comprenant des scientifiques des milieux universitaires et industriels, des membres d'associations de défense des animaux et des représentants des pouvoirs publics. L'objectif de ce calendrier est de mettre fin aux expérimentations animales tout en laissant le temps aux groupes de cosmétiques de se moderniser.

Deux projets d'initiatives privés ECOPA (European Consensus Platform for Alternatives ) et SCAAT (Steering Comittee on Alternatives to Animal Testing) ont été respectivement lancés en 2002 et en 1992 pour trouver des méthodes de substitution. Il est bien évident que la commercialisation des produits ne peut pas se faire sans tests. Question de santé publique.


JDN ScienceEnvoyerImprimerHaut de page
Votre avis sur cette publicité

RECHERCHE