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Sujet illustré

Le sportif de haut niveau soufre fréquemment de nombreuses carences (vitamines et minéraux par exemple) qu'il convient de compenser par un apport supplémentaire. Mais le sport à haute dose induit également un déficit de production hormonale (progestérone et en oestrogènes chez la femme, en testostérone chez l'homme).

Et pourtant, les produits hormonaux sont catégoriquement interdits par l'agence mondiale antidopage. Une incohérence dénoncée dans un rapport du Comité Consultatif National d'Ethique pour les sciences de la vie et de la santé.

Les jeunes premiers touchés

Les carences hormonales touchent particulièrement les sports exigeant un entraînement intensif tôt chez l'enfant (gymnastique, natation, tennis). De fait, 90% des gymnastes féminines de compétition souffrent de troubles du cycle menstruel (aménorrhée), et même parfois de stérilité.

Au contraire, durant les premiers mois de grossesse, les performances des sportives sont "dopées" naturellement, car les femmes enceintes produisent plus de nandrolone (un anabolisant) que la normale.

Certains entraîneurs peu scrupuleux de l'ex-URSS n'auraient ainsi pas hésité à mettre enceintes leurs athlètes pour les compétitions, avant de les faire avorter. Bref, la limite entre soin et dopage semble ici bien ténue.

Photo © Jasmin Schneebeli-Wochner / gymbox.net

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