D'après la FIFA, le foot est l'un des sports les mieux contrôlés : 23 000 contrôles
par an et seulement 0,33 % de cas positifs. "Quand on ne cherche pas, forcément
on ne trouve rien" dénonce l'AMA, l'Agence Mondiale Antidopage. La FIFA se
refuse en effet aux recommandations de l'agence : elle se limite au contrôles
urinaires, qui ne permettent pas de détecter la prise d'EPO ou d'hormone de croissance
par exemple.
Et pourtant, le dopage dans le foot serait monnaie courante, si l'on en croit
l'ancien joueur Jean-Jacques Eydelie. D'ailleurs, déjà dans les années 50, les
footballeurs prenaient des extraits de glandes surrénales [qui synthétisent des
corticoïdes]. La Juventus de Turin, sous le coup de condamnations judiciaires,
aurait acheté ces dernières années "pour plusieurs millions d'euros de médicaments"
pour ses joueurs.
La FIFA continue cependant d'affirmer que son sport n'est pas touché par le
dopage. Elle refuse toujours de communiquer sur le
numéro vert "Ecoute dopage", mis en place par le ministère de la santé.
Ce numéro met à la disposition des appelants des médecins et psychologues du sport.
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