La génétique, le dopage parfait ? Pas si sûr. Des chercheurs
de l'Inserm associé au Laboratoire nationale de détection du dopage, affirment
que l'EPO produite à partir du transfert du gène dans le muscle squelettique présente
des propriétés différentes de celles de l'hormone naturelle. On pourrait aussi
envisager l'implantation d'une puce pour cartographier l'ADN, mais un "fichage
génétique" des athlètes poserait un problème éthique au moins aussi important
que le dopage lui-même.
Outre le problème sportif, les conséquences à long terme de ce type de manipulation
génétique sont encore indéfinies. L'EPO engendre par exemple des déchets que le
corps ne peut pas toujours éliminer, comme le fer, et cause des maladies auto-immunes
lorsqu'il est mal utilisé. D'autre part, les transferts de gènes pourraient altérer
les cellules, ou au contraire les faire proliférer de façon anarchique, provoquant
à terme des cancers.
Photo © AMA / Anthony Philbin